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Tsonga : «Gagner les Masters, pourquoi pas ?»

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Avant de défier Federer, Nadal et Fish aux Masters de Londres à partir de dimanche, le finaliste malheureux de Bercy se dit capable de remporter le tournoi des Maîtres.

Jo-Wilfried, vous groupe est très relevé. Que vous inspire-t-il ?

Je m’y attendais un peu. Les Masters réunissent les huit meilleurs joueurs du monde. Ce sera un moment extraordinaire. J’aurai la chance de rencontrer Roger une nouvelle fois (une semaine après sa défaite à Bercy, ndlr). Rafa aussi. J’aurai peut-être un peu plus de pression contre Fish. J’espère gagner ce match. Je ne serai pas favori contre Roger et Rafa, mais je le serai contre Fish. Ça annonce une semaine assez excitante.

Le rôle d’outsider vous convient-il ?

Oui, même si être le plus fort est sympa aussi (sourires). Mais je ne le suis pas et c’est très aussi très bien comme ça. L’objectif est de sortir de la poule. Si j’y arrive, je pourrai voir en plus grand.

Après la défaite à Bercy, y a-t-il un sentiment de revanche vis-à-vis de Federer ?

Il y en a toujours un peu. On est avant tout des joueurs. On aime la compétition. Quelques jours après la finale, on a envie de remettre ça.

Federer et Nadal sont deux monstres du tennis mondial…

Ce sont des joueurs qui ont une image, du charisme. C’est génial pour moi de pouvoir les rencontrer. Les Masters, ça fait toujours rêver.

« En 2008, tout me faisait rêver, tout brillait »

Il s’agit de vos deuxièmes Masters après 2008. Abordez-vous ce tournoi différemment ?

Oui. La première fois, cela faisait à peine un an que j’étais parmi les 100 premiers mondiaux. Tout me faisait rêver, tout brillait. L’image que je retiens, c’est la photo où on était tous en costard (rires). C’était l’occasion de discuter avec les meilleurs joueurs, notamment Roger que je ne connaissais pas très bien à l’époque. C’était assez impressionnant.

Y a-t-il un favori qui se détache ?

Je n’en vois pas. Si je devais donner le miens, je dirais Roger. Est-ce que je peux gagner les Masters ? Pourquoi pas ? Si je pensais que je n’avais aucune chance, j’aurais peut-être déjà abandonné.

Connaissez-vous la salle ?

Oui, car j’étais remplaçant il y a deux ans. Je devais m’y rendre de 9h du matin jusqu’à 21h sans jouer, juste pour regarder les matches. Je devais être prêt au cas où un joueur déclare forfait. Je ne pouvais pas faire grand-chose. J’étais juste obligé d’être au stade, à portée de main des organisateur si un joueur abandonnait.