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Cornet : « J’ai repris goût au tennis »

Après une année 2010 galère, Alizé Cornet a retrouvé le sourire

Après une année 2010 galère, Alizé Cornet a retrouvé le sourire - -

Victorieuse au premier tour de l’Américaine Coco Vandeweghe (6-2, 6-1), la Niçoise, 83e mondiale, qui affrontera au 2e tour l’Espagnole Martinez Sanchez, espère repartir du bon pied après deux ans de galères.

Cette victoire est-elle un soulagement après votre année difficile ?
Je suis rentrée sur le court assez sereine. Je n’étais pas plus stressée que ça. Je sais que c’est un événement important et qu’il y a beaucoup de points à la clé. Mais je me suis enlevé tout ça de la tête. J’ai bien géré le match. Et c’est une belle preuve de maturité. D’autant que je me suis blessé aux abdos à Auckland. Je n’ai pas joué à Sydney et je n’avais pas beaucoup de repères en venant ici.

Est-ce une nouvelle Alizé Cornet après les galères de 2010 ?
Il n’y a pas de nouvelle Alizé Cornet, c’est juste l’Alizé Cornet améliorée. Tout le monde a des hauts et des bas dans la vie. J’essaie de remonter la pente. J’ai repris goût au tennis et c’est agréable.

Le tennis vous dégoutait à ce point ?
Pas dégoutait mais ça me décourageait et ne me rendait pas vraiment heureuse. J’ai vécu une sale période de quelques mois où je n’avais plus trop envie de m’entraîner. Chaque défaite étai très dure à encaisser. J’étais souvent malheureuse. Mais j’ai appris à relativiser, à reprendre goût à l’entraînement et à me déchirer sur le court. J’ai de nouvelles sensations. Et cela ne peut que me faire gagner des matches.

Il y a deux ans vous étiez 11e mondiale, ça paraît loin cette période ?
J’ai l’impression que c’est une autre vie. J’ai l’impression de recommencer à zéro, d’un niveau beaucoup plus bas. Il faut que je me serve de cette expérience en étant dans le top 20. Mais en même temps, je n’ai pas envie de courir après un fantôme de 11e mondiale. Je suis 83e mondiale et il va falloir que je gagne mes places au fur et à mesure. Je suis arrivée très vite et très jeune dans le top 20. Je ne me suis pas rendu compte à quel point c’était difficile. Aujourd’hui, je m’en rends compte et tout ça me fait grandir.

Comment est née votre association avec Laurent Orsini, votre nouvel entraîneur ?
Laurent vient de ma région. Il habite Nice. Pour la petite histoire, on a gagné le Critérium en double mixte ensemble quand j’avais 14 ans. On s’est connu il ya très longtemps au Parc Impérial puisque je m’entraînais au Nice LTC de 12 à 15 ans. Ensuite on s’est un peu perdu. Quand je me suis séparé de Pierre (Ndlr : Bouteyre), c’est le premier nom qui m’est venu à l’esprit. Pourtant il n’était pas connu dans le métier. Je savais qu’il me connaissait bien et que le courant allait bien passer. C’était deux paramètres importants. Tout s’est concrétisé fin octobre, début novembre. Ce n’est que le début, mais ça se passe super bien.

Propos recueillis par Eric Salliot à Melbourne