RMC Sport

Gasquet : « Je repars très heureux »

-

- - -

Sèchement sorti en huitième de finale par l’Espagnol David Ferrer (6-4, 6-4, 6-1), le Français, toujours aussi déconcertant, dresse un bilan positif de son passage à Melbourne. Il donne rendez-vous au tournoi de Montpellier la semaine prochaine. Et émet quelques doutes sur sa présence en Coupe Davis début février…

Richard, qu’est-ce qui vous gêne tant dans le jeu de David Ferrer, un joueur que vous n’avez battu qu’une fois en sept confrontations ?

Il est dur. C’est un joueur solide dans tous les compartiments du jeu. Quand tu l’attaques, tu te fais contrer rapidement, quand tu es attentiste il arrive à prendre la balle tôt pour te faire courir avec son coup droit… Il n’est pas cinquième mondial pour rien. C’est sûr, j’aurais pu mieux faire sur certains points. Je sentais que je pouvais breaker au premier set et je suis bien revenu dans le deuxième, mais le problème c’est qu’il faut gagner trois sets et c’est lui qui a dominé le match dans son ensemble. Au niveau du climat c’était difficile, il n’y avait pas de vent et beaucoup de chaleur mais je ne pense pas que ce soit ça qui ait fait la différence. 

Quel bilan faites-vous de cet Open d’Australie 2012 ?

Je suis tout de même content, je quitte l’Australie sans douleur et c’est déjà un bon point. J’étais un peu inquiet avant le tournoi mais je repars vraiment très heureux parce que c’était pénible mentalement d’avoir mal au coude. Je suis arrivé en deuxième semaine, maintenant il faut essayer d’aller plus loin. Dans l’ensemble c’est pas mal mais il faut que je rejoue ce genre de joueurs pour continuer à progresser.

Roger Federer dispute ce mardi son millième match sur le circuit ATP…

Pour moi, mille c’est encore très loin (rires), il faut gagner énormément pour arriver à mille matchs. Pour être honnête, je ne suis pas sûr d’y arriver. C’est énorme, il est encore jeune, il n’a que trente ans. C’est dur de dire des mauvaises choses sur lui, c’est un monstre du tennis. A mes yeux, c’est le plus grand joueur de tous les temps, il n’y a rien à redire là-dessus. Mon meilleur souvenir face à lui c’est à Monte Carlo (victoire en 2005, ndlr), tout était réuni pour que je fasse un grand match. Battre Federer, c’est toujours historique.

Vous allez participer au tournoi de Montpellier la semaine prochaine, à quelques jours du premier tour de Coupe Davis au Canada. N’est-ce pas risqué ?

J’ai toujours rêvé de jouer à la maison (Gasquet est né dans l’Hérault, ndlr). C’est tout simplement impossible pour moi de ne pas jouer à Montpellier, ça me tient à cœur. Je connais la ville, j’ai fait tous les tournois de la région quand j’étais plus jeune. Je ne sais pas si ça passe avant toute chose mais pour moi c’est inconcevable de ne pas y participer. Ça fait deux ans que je n’ai pas gagné un titre donc je signe tout de suite pour une finale. Je ne sais pas si je ferai une croix sur Vancouver (où aura lieu la rencontre de Coupe Davis, ndlr) mais je n’ai pas encore passé le premier tour (à Montpellier), donc on verra...