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Rezaï : « Je sais que le déclic va venir »

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De retour sur les lieux de sa violente altercation avec son père l’an passé, la Française s’est inclinée dès le premier tour de l’Open d’Australie de tennis devant la Chinoise Peng Shuai (6-3, 6-4). Le chemin est encore long, mais elle y croit.

Aravane, la saison 2011 n’a pas été très heureuse pour vous. L’année 2012 ne commence guère mieux…

Ce n’est que le premier Grand Chelem de l’année donc je ne veux pas être négative tout de suite. J’ai fait beaucoup de progrès même si sur ce match-ci, je n’ai pas forcément montré de choses positives. Il y a six mois, j’étais incapable de jouer comme ça. Il n’y aura que du positif dans le futur. Ce n’est qu’un match après tout. Maintenant, j’ai vraiment besoin de faire plus de tournois pour me remettre dans la compétition.

Physiquement, comment vous sentez-vous ?

Pour juger mon niveau physique, ce n’est pas sur ce match qu’il faut se baser. Il faisait très chaud. J’ai eu très mal à la tête au milieu du match. Je me suis mise à avoir des frissons pendant que je jouais. J’étais aussi stressée donc je me suis renfermée sur moi-même. Je n’ai pas pu exploiter toute ma capacité physique.

C’était important pour vous de revenir ici à Melbourne, là où tout avait basculé l’an passé ?

Cela ne se voit peut-être pas mais j’ai fait un très gros travail. Je me sens plus à l’aise. J’ai retravaillé mes bases. Je sais que le déclic va venir. On ne retrouvera pas l’Aravane qui avait des hauts et des bas mais une Aravane constante. C’est vraiment ce que je recherche.

« Il n’y a pas beaucoup de personnes qui auraient survécu à ce que j’ai vécu »

Vous jouerez avec l’équipe de France en Fed Cup le mois prochain contre la Slovaquie. Cela peut-il être une bouffée d’oxygène pour vous ?

Oui. Cela pourrait vraiment être une aide en plus. Cela me donne de la motivation à chaque fois. Je veux retrouver un état d’esprit de combattivité. C’est toujours un déclic avant les grands tournois. Aujourd’hui, je ne me vois pas au fond du trou. Au contraire, je trouve que j’ai fait du bon boulot. J’ai encore une longue saison à venir et cela ne va être que du bonus. Il faut juste être patient.

Aujourd’hui vous paraissez sereine avec vous-même…

Oui. 2011 n’a pas été une année facile mais j’ai appris. J’ai appris beaucoup de choses. J’ai appris à être une femme, c’était le plus important. Je reviens en joueuse de tennis et je reviens encore plus forte. Il n’y a pas beaucoup de personnes qui auraient survécu à ce que j’ai vécu. Je suis fière de moi. J’avais toutes les excuses pour arrêter ma carrière mais non, je suis là parmi les meilleures. Cela me fait plaisir.