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Simon : « Ce n’est pas passé loin »

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Après avoir été mené deux sets face à Federer au 2e tour de l’Open d’Australie, le Français s’est finalement incliné en cinq sets (6-2, 6-3, 4-6, 4-6, 6-3) à l’issue d’un match très accroché. Encourageant pour la suite de sa saison.

Gilles Simon, quel est votre sentiment après votre défaite face à Roger Federer ?

Ce n’est pas passé loin. On a très bien joué. C’est encourageant de faire ce genre de match face à un Federer qui joue aussi bien. Moi, j’ai joué mon meilleur tennis. Je me suis libéré. J’ai frappé mes balles sans réfléchir. Malheureusement, cela n’a pas suffi au cinquième. Il a su hisser encore le niveau de son jeu. J’étais déjà tout en haut. Et il est passé.

Avez-vous entrevu la victoire ?

Je jouais vraiment pour gagner. J’avais l’avantage d’avoir gagné deux fois face à lui. Je savais que je pouvais le faire. Et puis, j’étais dans une très bonne dynamique. Au début du cinquième, il a connu deux passages difficiles. Mais il est revenu. Après ça était un peu compliqué pour moi. Je ne pense pas faire beaucoup mieux. Il est un peu plus fort.

Avez-vous beaucoup de plaisir durant ces 3h13 ?

Pas pendant toutes les 3h13. Au début, c’était difficile. J’avais le l’impression qu’il bougeait à 2000 à l’heure. C’était trop difficile de le suivre. A 6-3, 4-1, je me suis dit : ça ne peut pas finir comme ça. Il fallait que j’ose un peu plus. J’avais les coups dans ma raquette. Un deuxième match s’est installé. Il a été surpris.

Avez-vous vu de la peur dans ses yeux ?

Pas de la peur. Mais je l’ai senti très content quand il s’encourageait sur les points importants. Il était soulagé. Je lui souhaite de gagner le tournoi.

Que retenez-vous d’un tel match ?

J’ai réussi à tenir jusqu’au bout un grand Federer. Si j’arrive à tenir ce niveau-là, je peux revenir.