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Simon jette l'éponge

Quart de finaliste l'an passé, le Français doit renoncer à l'édition 2010 de l'Open d'Australie.

Quart de finaliste l'an passé, le Français doit renoncer à l'édition 2010 de l'Open d'Australie. - -

Insuffisamment remis d’une blessure au genou droit, Gilles Simon a renoncé samedi à disputer l’Open d’Australie, qui débute lundi à Melbourne.

Gilles Simon a perdu sa course contre-la-montre. Blessé au genou droit en fin de saison dernière, le Français s’est résolu à ne pas disputer l’Open d’Australie à partir de lundi. « Sur les quinze jours de préparation, je n’ai pas réussi à me mettre sufisamment au niveau et en confiance pour aller sur le terrain et défendre pleinement mes chances, explique le Niçois de 25 ans. Ça me semblait plus raisonnable de ne finalement pas jouer, en me disant qu’il y avait plus de chances que ça finisse mal que bien. »

Victime de douleurs récurrentes, qui l’avaient notamment obligé à renoncer au dernier US Open, Simon s’était à nouveau bloqué le genou le 11 novembre au Masters à Bercy. Au courage, il avait réussi à s’imposer contre le Croate Ivan Ljubicic mais avait déclaré forfait pour son huitième de finale programmé le lendemain face à Jo-Wilfried Tsonga. « S’arrêter sept semaines avant la préparation d’un Grand Chelem, c’est long Et c’est dur de se remettre au niveau, déplore-t-il. J’ai un problème de confiance sur mes appuis et je ne peux pas jouer à un tel niveau en essayant de compenser dès le début. Je me suis donc dit que j’allais rentrer à la maison et travailler sur ma jambe pour la renforcer au maximum. »

« Je ne suis pas déçu »

Quart de finaliste l’an passé, la meilleure performance en Grand Chelem de sa carrière, le quinzième joueur mondial a de quoi être frustré. Lui assure le contraire : « J’y étais préparé. Je savais qu’en venant ici c’était du 50-50. Finalement, je ne suis pas déçu aujourd’hui parce que je n’aurais pas réussi à faire quelque chose de bien sur le terrain. » Un constat renforcé par trois matches d'exhibition disputés cette semaine à Adélaïde.

« J’ai essayé de monté en intensité, surtout à l’entraînement, décrit Simpn. Après, il a fallu enchainer des matchs pour voir comment allait réagir mon genou. Malgré un premier match encourageant contre Radek Stepnaek, c’était plus dur le lendemain et encore plus dur le jour d’après alors que le but était de monter en charge. Je me suis dit que si je n’étais pas capable de jouer deux sets, j’allais avoir beaucoup de mal à en jouer cinq… »

S.C. avec E.S. (RMC Sport)