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Tsonga au pays des cadors

Jo-Wilfried Tsonga

Jo-Wilfried Tsonga - -

Après une semaine d’Open d’Australie, le Manceau confirme son avènement parmi les maîtres du circuit. De Djokovic à Nadal, en passant par Federer et Murray, ces derniers ont tous répondu présent. A la différence des Françaises, Bartoli comprise…

« Jo » sur sa lancée
Sa fin de saison dernière avait laissé entrevoir pas mal d’espoirs. Son début d’année 2012 confirme la tendance. Jo-Wilfried Tsonga s’est fait une place parmi les maîtres du circuit. Aux portes du Top 5, le Manceau, finaliste des Masters de Londres fin novembre, semble enfin avoir trouvé son rythme de croisière. « Il n’a quasiment plus de baisse de régime, remarque Patrice Dominguez. Il gagné en constance. En plus, il joue toujours bien en Australie. » Après une entame poussive face à l’Ouzbek Dennis Istomin, le n°1 français est monté en pression à Melbourne. Le Brésilien Ricardo Mello en a fait les frais. Avant que le Portugais Frederico Gil ne rencontre une véritable tornade. A 26 ans, Tsonga est parti pour une saison tonitruante. A condition d’être épargné par les blessures.

Gasquet retrouve des couleurs
L’ex-petit Mozart va-t-il enfin devenir un virtuose de premier plan en 2012 ? Son début d’Open d’Australie peut le laisser penser. Durant la première semaine du tournoi, Richard Gasquet, 18e mondial, a livré une partition très encourageante. Presque sans fausse note, hormis un set lâché à l’Italien Andreas Seppi au premier tour. Face au Kazakh Andrey Golubev, il a ensuite maîtrisé son sujet. Avant d’élever son niveau contre le Serbe Janko Tipsarevic, n°9 mondial. « Il a joué un tennis remarquable, glisse Dominguez. Dans le développement technique, mais surtout sur le plan de l’enthousiasme et du jeu tactique. Il a pris les choses en main en allant vers l’avant. Il a bien servi et bien volleyé. » Une victoire nette et sans bavure devant un joueur du Top 10. Voilà un bon moment, que le Biterrois n’avait plus connu pareille sensation. De quoi lui offrir un maximum de confiance à l’aube de cette nouvelle saison.

Les cadors au rendez-vous
Ils sont tous là ! Après une semaine de tournoi, aucun des leaders mondiaux n’a trébuché sur les courts bleus de Melbourne. De Novak Djokovic, le taulier, à Tomas Berdych, le n°7, les cracks du circuit ont dignement tenu leur rang. « Tous les cadors sont présents, observe Dominguez. Cet Open d’Australie n’est pas un tournoi au rabais ! » Voilà qui promet une deuxième semaine dantesque. Si la hiérarchie continue d’être respectée, les quarts de finale prendraient même des allures de Masters. Djokovic-Ferrer et Murray-Tsonga pourraient être à l’affiche. Nadal-Berdych et Federer-Del Potro sont déjà programmés. L’Open d’Australie 2012 ne devrait donc pas être celui des surprises.

La désillusion des Françaises
Habituellement, elle est l’arbre qui cache la forêt. Cette fois, elle est juste un cactus qui laisse entrevoir le désert. En se hissant au troisième tour, Marion Bartoli a réalisé la meilleure performance française à Melbourne. C’est dire le faible niveau affiché par les représentantes tricolores en Océanie. Elles étaient pourtant neuf en lice pour cette première levée du Grand Chelem de la saison. Seules trois d’entre-elles, Pauline Parmentier, Stéphanie Foretz-Gacon et Marion Bartoli ont franchi le premier tour… La joueuse du Puy-en-Velay pensait pouvoir sauver l’honneur en accédant aux 8es de finale. Mais elle s’est fait sortir sèchement par la Chinoise Jie Zheng (6-3, 6-3). Inquiétant à l’heure où l’équipe de France de Fed Cup s’apprête à défier la Slovaquie… pour le premier match de son histoire en deuxième division mondiale (les 4 et 5 février).

Alexandre Jaquin