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Tsonga : « Je veux aller plus loin »

Jo-Wilfried Tsonga

Jo-Wilfried Tsonga - -

Finaliste de l’Open d’Australie en 2008, demi-finaliste en 2010, le n°1 français aime Melbourne. A quelques heures de son entrée en lice, il ne fait pas mystère de ses ambitions en cette année olympique : entrer dans le Top 5.

Jo-Wilfried, après avoir atteint la finale de l’Open d’Australie en 2008, dans quel état d’esprit êtes-vous cette année ?

Quand je suis arrivé en 2008, j’étais bien. Il y avait moins de pression. Mais les joueurs du Top 5 me craignaient certainement plus que maintenant, car ils se disaient « C’est qui celui-là ? On ne le connait pas, on ne sait pas comment il joue. Il fait des coups bizarres… ». Le fait d’avoir brillé ici me fait dire que c’est une surface qui me convient, sur laquelle je peux faire de bons résultats. C’est l’une des premières années où l’on m’attend. Et que ce soit physiquement ou mentalement, je me sens vraiment bien. J’ambitionne de bien jouer cette année.

Comment expliquer cette forme étincelante depuis plusieurs mois ?

Déjà, je ne ressens pas de douleurs physiques, et c’est très important. Il y a une semaine à Doha, j’ai fait un bon tournoi (victoire finale contre Monfils, ndlr). J’ai joué assez de matches et j’ai eu le temps de me préparer. Ce n’est pas parce qu’on s’arrête deux semaines qu’on perd son niveau de tennis. Ce qui se passe souvent, c’est que les autres joueurs qui ont le temps de s’entrainer progressent. Mais si tu ne le fais pas, ton niveau ne baisse pas forcément. Moi je reste sur une bonne lancée. Pour le moment je suis quand même loin derrière les tout meilleurs. Mais je commence à assumer un peu plus le fait d’être numéro 1 français et de faire partie des meilleurs joueurs mondiaux.

Pensez-vous avoir atteint votre maturité ?

Non, mais j’en ai acquis un peu plus, et je sens que je suis mieux. Ce que j’ai fait l’année dernière, le fait de m’être libéré (il s’est séparé de son entraineur Eric Winogradsky en avril 2011, ndlr) m’a beaucoup aidé et m’a fait du bien. Je me sens bien sur le terrain et en dehors.

Quels sont vos objectifs pour la saison 2012 ?

Mes objectifs sont simples. Quand tu es 6e mondial, la règle du jeu, c’est d’essayer d’aller un peu plus loin. Et moi je veux aller un peu plus loin que ce que je suis en ce moment, et je pense qu’il n’y a rien de plus normal…