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Rezaï : « Je veux prendre ma vie en main »

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Alors que débute un Open GDF Suez auquel elle ne participera pas (elle devrait reprendre d’ici à la fin du mois), la joueuse française a tenu une conférence de presse ce lundi. Au programme : son père, son avenir… En restant assez floue sur les récents incidents à l’Open d’Australie.

Aravane, on ne vous avait plus entendu depuis Melbourne. Où en êtes-vous aujourd’hui ?
Je vais mieux. Je pense à ma carrière, c’est le plus important. J’ai envie de prendre ma vie et ma carrière en main. Pourquoi pas un nouvel entraîneur, de nouvelles structures, tout en ayant le soutien de ma famille ? Je sais qu’ils sont là pour m’aider.

Que s’est-il réellement passé en Australie ? Vous pouvez nous en dire plus ?
C’est très simple : quand on a des parents impliqués dans un projet professionnel, il y a des tensions, comme dans toutes les familles du monde. Mais comme je suis un personnage public, il y a beaucoup d’attentes. J’aimerais donner une bonne image de moi. La presse essaye de trouver des choses mais il n’y a pas grand-chose à dire.

La WTA, qui organise le circuit féminin, a exclu votre père à Melbourne. Pourquoi ?
J’ai voulu m’exprimer sur ce sujet à Melbourne, on me l’a interdit. Je pense que c’était une mauvaise idée. Moi, je voulais parler et faire les choses correctement. Il faut demander à la WTA.

« J’aime beaucoup mon père »

Cela devenait-il trop compliqué d’associer le tennis et la famille ?
C’est assez sensible comme situation parce que j’avais besoin de nouvelles choses. Il y a eu ce petit conflit mais rien de cassé. Maintenant, ma vie familiale et ma carrière sont deux choses différentes. Je voudrais les séparer.

Quand avez-vous pris cette décision ?
J’y pensais déjà avant l’Australie. Il y avait beaucoup de tension, je stagnais. Je pense que j’ai pris la bonne décision avec ce nouveau projet. J’aime ma famille, mes parents, j’aime beaucoup mon père. J’espère que cette séparation va me permettre d’avoir une meilleure relation avec ma famille.

Comment a réagi votre père ?
Il est d’accord, prêt à m’écouter. Il veut le bonheur de sa fille. Ce fut une démarche difficile parce que j’ai une éducation basée sur le respect de la famille. Mais je pense que c’est bien pour tout le monde. J’ai 23 ans et c’était maintenant ou jamais.

Avez-vous songé à mettre un terme à votre carrière ?
Non, à aucun moment. C’est trop d’années de sacrifices pour me permettre d’abandonner comme ça, pour moi comme pour ma famille.

R.M.