RMC Sport

Benneteau : « Paris, ça vous galvanise »

Julien Benneteau

Julien Benneteau - -

Vainqueur de Tobias Kamke en cinq manches (7-6, 7-5, 5-7, 0-6, 6-4), Julien Benneteau s’est qualifié pour le 3e tour de Roland-Garros. A la fin du match, il a fini en larmes. Une victoire qu’il attribue au public de la capitale.

Julien, on vous a vu pleurer à la fin du match…

Je suis ravi de cette victoire, ça a été long, compliqué, physiquement, moralement… J’ai réussi à trouver des ressources même en étant mené au 5e. A la fin, c’est une énorme joie, beaucoup d’émotions, et un bonheur énorme à partager avec le public de Roland-Garros. C’est quelque chose de fabuleux.

Auriez-vous pu perdre ce match ailleurs qu’à Paris ?

C’est possible parce que c’est en France, le public est exceptionnel, et c’est Roland, le Grand Chelem à la maison, le nôtre qu’on ne veut pas perdre. C’est sûr que ça donne des forces supplémentaires pour tenir. Paris, ça vous galvanise.

Mené 2-0 au début du 5e, que vous-êtes-vous dit ?

Je ne suis pas loin du précipice, mais je ne lâche pas, j’arrive à faire un bon jeu. Je sens que pour la première fois depuis 7, 8 jeux, il baisse un peu. J’arrive à débreaker et c’est un nouveau match qui commence. C’est comme ça qu’on arrive à revenir et à gagner des gros matches.

Il y a un bon début des Français dans ce tournoi…

On est pas mal, on est assez nombreux dans la même partie de tableau. Ça va commencer à se jouer. Plus on va avancer, plus il va y avoir un écrémage, forcément. C’est bien que les Français réussissent bien ici, on est fiers de jouer ici.

Vos victoires sur Federer peuvent-elles vous servir pour vendredi ?

Les dernières rencontres peuvent me servir. Ma victoire à Rotterdam était pas mal parce que mon niveau était très élevé, j’ai gagné en deux sets (6-3, 7-5), il n’y avait pas grand-chose à dire. Je peux me servir aussi du match en cinq sets à Wimbledon (4-6, 6-7, 6-2, 7-6, 6-1), il y a une autre intensité, même si à la fin il y a une défaite. Mais ce n’est pas parce que j’ai gagné deux fois que j’ai les clés. Il faut très bien jouer parce qu’il ne donne pas grand-chose. Il faut se battre jusqu’au bout.

Propos recueillis par Rodolphe Massé