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Dechy : « Marion a une volonté hors du commun »

Ancienne partenaire en Fed Cup, Dechy se dit impressionnée par le caractère et la détermination de Bartoli, demi-finaliste à Roland-Garros

Ancienne partenaire en Fed Cup, Dechy se dit impressionnée par le caractère et la détermination de Bartoli, demi-finaliste à Roland-Garros - -

Coéquipière de Marion Bartoli en Fed Cup lors de la finale perdue par les Françaises (3-2) en 2004 à Moscou, Nathalie Dechy nous livre son analyse et ses souvenirs sur la demi-finaliste de ce Roland Garros 2011.

Nathalie Dechy, comment expliquez-vous l’image de « mouton noir » du tennis français qui suit Marion Bartoli ?
Marion a toujours voulu tracer sa voie avec son entourage restreint. Elle a toujours eu un rythme particulier avec son père et c’est pour cela qu’elle a du mal à se faire aux quelques règles de la fédération. Mais quand je la vois gagner et enchaîner les matchs à Roland-Garros, je suis super contente pour elle. Elle a une volonté et une attitude hors du commun. C’est pour cela qu’elle est numéro une française.

Quelles sont ses plus grandes forces sur le terrain ?
Tout d’abord son attitude, son caractère et sa détermination. Et puis le fait qu’elle ait un style de jeu très surprenant, avec une qualité de balle pas facile à négocier. Les joueuses sont toujours un peu surprises lorsqu’elles jouent contre Marion.

« En Fed Cup, elle est dans l’impasse »

Vous avez côtoyé Marion Bartoli lors de la finale de la Fed Cup à Moscou en 2004 (NDLR : défaite des Française 3 matchs à 2), comment cela s’était-il passé du point de vue relationnel avec elle ?
Cela s’était vraiment super bien passé, il y avait eu une super entente dans l’équipe. Avec l’absence d’Amélie Mauresmo nous n’étions pas du tout favorites et l’on n’avait perdu qu’au double décisif. Mais je pense que Walter (NDLR : le père de Marion Bartoli) n’avait pas aimé laisser sa fille naviguer seule pendant une dizaine de jours. Il avait l’impression de ne plus pouvoir communiquer avec sa fille et cela avait été un problème. C’est pour cela que depuis elle ne joue plus en Fed Cup.

Son retour en Fed Cup est-il souhaitable ?
Jouer en équipe de France apporte des expériences uniques et Marion se coupe de tout ça. Elle a toujours préféré mettre en avant son mode de fonctionnement et cela est difficile à adapter à une équipe et à des règles, donc il y a une impasse.

Propos recueillis par Jean-François Pérès et Rodolphe Massé