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Del Potro, un Argentin qui aime le dur

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L’Argentin, 6e mondial à 20 ans, est à l’aise sur toutes les surfaces. Quart de finaliste à l’US Open pour la seconde année de suite, Del Potro a l’occasion de prouver ce soir contre Cilic qu’il est l’étoile montante du tennis de la Pampa.

Qui a dit que les Argentins n’aiment que la terre battue ? Juan Martin Del Potro vous dira le contraire. Le Sud-américain se régale à New-York et de manière générale sur les surfaces rapides. Il a remporté 4 de ses 6 tournois sur le dur. Dans un duel de jeunes, Del Potro affronte cette nuit le Croate Cilic, en quart de finale de l’US Open. La relève du tennis mondial opposant le 6e mondial au 16e, tombeur de Murray au tour précédent. Malgré son âge tendre, Del Potro est un habitué de Flushing, puisqu’il avait atteint son premier quart d’un Grand Chelem, ici même la saison dernière. S’il effectue ses débuts professionnels en 2006, devenant le plus jeune joueur à intégrer le Top 100, à 18 ans et deux mois, c’est en 2008 que l’Argentin de Tandil explose véritablement. Il remporte quatre tournois (Stuttgart, Kitzbühel, Los Angeles, Washington), et débarque à l’US Open en oustsider pour atteindre le top 8 de l’épreuve. Il finit l’année en trombe en décrochant son ticket pour la Masters Cup à Shanghai. Dans le groupe Or, il tape Tsonga mais s’incline face à Davydenko et Djokovic. En 2009, il s’installe véritablement parmi les dix meilleurs mondiaux : ¼ de finaliste à Melbourne, ½ finaliste à Paris, et au moins ¼ de finaliste à New-York. 5e joueur mondial au mois d’avril, Del Potro s’invite en finale au Masters 1000 de Montréal, en prélude à l’US Open. Entre-temps, à Key-Biscayne et Montreal il s'offre Rafael Nadal. A New-York, l’Argentin a dominé Juan Monaco, Jurgen Melzer, Daniel Koellerer et Juan Carlos Ferrero, n’abandonnant qu’un set à l’Autrichien Koellerer. Du haut de son 1m95, Del Potro n’a cessé de peaufiner son service (62 aces) et sa première balle (60% de taux de réussite). Cilic, bourreau du n°2 mondial Andy Murray, est prévenu.

La rédaction - Louis Chenaille