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Dix choses à savoir sur Gulbis

Ernests Gulbis

Ernests Gulbis - -

Ce mardi, en quarts de finale de Roland-Garros, Tomas Berdych se frottera au tombeur de Roger Federer, le Letton Ernests Gulbis. Un personnage empreint de talent et de facéties, qui rêve d’une première demie en Grand Chelem.

Il fracasse des raquettes

Ernests Gulbis fait preuve d'un talent certain pour désintégrer ses raquettes. Charitable, le Letton fait toujours don de son œuvre à un jeune spectateur en tribunes. Il aime à dire qu'il aimerait en casser une sur chaque court où il évolue. Dimanche, lors de son succès en cinq sets contre Roger Federer en 8e de finale, le Central n'a pas échappé à la tradition lettonne. Son joujou a goûté l'ocre parisien et les tennis du joueur, avant que ce dernier ne l'offre à un jeune garçon, au premier rang du Philippe-Chatrier.

Il a connu la prison en Suède

En 2009, Gulbis a profité d’une halte du côté de Stockholm pour y séjourner une nuit en garde à vue. Son délit ? Etre tombé sous le charme d’une prostituée. Au sortir de la case prison, le joueur a confié ne pas avoir été mis au fait de la profession de la jeune femme, avant d’établir un bilan positif de son incarcération : « Cette nuit a été très divertissante. Je pense que tout le monde devrait y aller au moins une fois. »

Il a une famille en or

Les « prize money » ne préoccupent probablement pas Gulbis. Son père Ainars a fait fortune à la tête d’une banque d’investissement. Le milliardaire disposerait tout simplement de la troisième plus grosse fortune du pays. Et si ce dernier venait à faire faillite, sa mère Milena pourrait certainement profiter de ses cachets d’actrice pour corder ses raquettes.

Il est passionné de culture

Différents hobbys distraient Ernests Gulbis en dehors des courts. Ses principaux dadas ont trait à la culture. Le Letton est cinéphile et fin mélomane, avec une préférence pour le rock et la musique classique. Qui plus est, il est épris de littérature.

Il se déplace en jet privé

Lire en voiture ou en avion peut s’avérer pénible. Le tennisman de 25 ans opte ainsi régulièrement pour le jet privé comme moyen de locomotion. Bien qu’il s’en défende, c'était le cas à Marseille et à Nice, notamment. 

Il a un coup droit hideux

Le Letton possède l’un des coups droits les moins fluides et esthétiques du circuit. Lui s’en moque royalement, d’autant que son efficace revers à deux mains compense largement. 

Il n'aime pas les cadors

Sa relation avec les Top joueurs n’est pas au beau fixe. Il trouve Nadal, Djokovic, Federer et Murray sans saveur en conférence de presse. Ces derniers ne le portent pas non plus dans leur cœur. L’ambiance sur le Central était d’ailleurs plutôt fraîche, dimanche face à Roger Federer. 

Il multiplie les punchlines

Il est délicat d’être aussi détonnant que Gulbis, face à la presse. La semaine passée, le Letton a notamment fait preuve d’une pointe de sexisme, en confiant sa crainte de voir ses deux sœurs devenir joueuses professionnelles : « C'est une vie difficile qui les attendrait. Je pense qu'une femme devrait profiter de la vie un peu plus, penser à la famille, à faire des enfants... Comment peut-on envisager de faire des enfants avant 27 ans quand on est joueuse professionnelle de tennis ? Ce n'est pas sérieux. » 

Il incarne l'inconstance

Gulbis est sur courant alternatif. Il a connu une éclipse de six ans en quarts de Grand Chelem, entre 2008 et aujourd'hui. Déjà Porte d’Auteuil à l’époque. Son classement ATP n’a ainsi rien à envier aux montagnes lettonnes. En février 2011, il était 21e mondial, en octobre 2012, 159e. 17e aujourd’hui, il occupe le meilleur classement de sa carrière et pourrait même entrer dans le Top 10 la semaine prochaine. 

Il a un entraineur de choix

C’est Gunther Bresnik qui s’occupe actuellement du natif de Riga. Il s’agit d’un technicien autrichien de 63 ans qui a notamment collaboré avec Boris Becker, Henri Leconte ou encore Patrick McEnroe. Il fut également le capitaine de l’équipe d’Autriche de Coupe Davis (1992-1993, 1998-2004).

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