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Monfils - Gasquet, des entrées consistantes

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Les deux têtes d’affiche françaises du jour ont remporté de solides succès pour leur entrée dans le tournoi ce lundi. Bon pour la confiance…

Monfils fait le métier

Sur un court Suzanne-Lenglen baigné de soleil et sous les yeux de son pote Tony Parker, le n°1 Français a vécu une entame à deux vitesses face au trentenaire allemand Bjorn Phau (4-6, 6-3, 7-5, 6-0). D’abord laborieux, dépassé par le magnifique revers à une main de son adversaire, Monfils s’est progressivement réveillé pour terminer en roue libre. Logique : ce sosie de Michael Chang, né d’un père indonésien et d’une mère allemande, sortait d’une rude semaine de qualification. Sans laisser une impression d’ensemble époustouflante, le Parisien aura eu le mérite de boucler l’affaire assez rapidement (2h17) pour ne pas laisser trop d’énergie dans la bagarre. Sa rage de vaincre, à grands renforts de « Allez Gaël ! » durant toute la partie, semble intacte. Sa popularité auprès du public parisien aussi. « J’ai eu chaud, admet le n°9 mondial. Je n’ai pas très bien joué, j’étais tendu. Je me suis mis la pression tout seul, j’ai ‘bricolé’. Ce n’était pas un bon jour. Il fallait juste continuer à se battre. » Quant à Phau, l’un des dix Allemands présents ce lundi sur les courts de Roland-Garros, il devra encore patienter avant de remporter son premier match dans le tableau final des Internationaux de France et signer le deuxième exploit de sa carrière, lui qui avait battu Andre Agassi en 2006. Au tour suivant, Gaël Monfils sera opposé à son compatriote Guillaume Rufin.

Gasquet, ça roule

Successeur immédiat de Monfils sur le court, le plus en forme des joueurs tricolores n’a même pas concédé un set à Radek Stepanek lors d’une entrée en matière qu’on prédisait piégeuse. Score final : 7-5, 6-3, 6-0 en 2h03 de jeu. Solide, Richard Gasquet. Vêtu d’une chemisette bariolée d’un goût contestable qui n’était pas sans rappeler celle d’Ivan Lendl dans les années 80, le Tchèque a fait son âge au fur et à mesure que la partie avançait. Et le Biterrois a su capitaliser, avec un certain brio. Revers, aces et volées gagnantes étaient au rendez-vous. Avec un poing rageur pour finir à destination d’un public sous le charme. « Les conditions m’ont un peu perturbé au début, a-t-il confié. C’était même plus rapide qu’à Wimbledon ! Mais je suis content de ma partie. Le premier set a été accroché, ensuite j’ai pu jouer relâché. Pas un joueur n’entame un tournoi du Grand Chelem en toute sérénité. Ça va m’aider pour la suite. » La suite, après un deuxième tour abordable, ce pourrait être Novak Djokovic dès les huitièmes de finale. « On n’y est pas encore. Lui y sera sans doute. Moi peut-être pas… » Avec des matchs comme celui-ci, il est permis d’en douter.

JFP à Roland-Garros