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Pierce : « Gagner à Paris, il n’y a pas mieux»

Dix ans après son sacre Porte d'Auteuil, Mary Pierce remettra samedi la coupe à la lauréate de l'édition 2010.

Dix ans après son sacre Porte d'Auteuil, Mary Pierce remettra samedi la coupe à la lauréate de l'édition 2010. - -

Victorieuse en l’an 2000 sur l’ocre parisien, Mary Pierce (35 ans) revient sur ce moment privilégié de sa carrière.

Mary Pierce, que vous rappelez-vous de votre titre à Roland-Garros en 2000 ?
Ça fait déjà dix ans ? C’est fou. J’en garde des souvenirs incroyables. Je me rappelle d’avoir ressenti un sentiment très spécial dès mon premier match sur le central. J’ai tout de suite senti qu’il allait se passer quelque chose. Toute la quinzaine a été incroyable, avec le match contre Monica (Seles) et ce coup entre les jambes, le coup de ma carrière. Au final, je gagne à Paris. Pour une Française, il n’y a pas mieux.

Alors qu’on parle beaucoup du succès de Yannick Noah en 1983, on évoque moins le vôtre. Comment l’expliquez-vous ?
Je ne sais pas. Peut-être que c’est dû au fait que Yannick est devenu chanteur, qu’il est toujours très présent dans les médias. C’est peut-être pour ça qu’on parle plus de lui.

Cinq années plus tard, vous avez rejoué une finale, cette fois perdue contre Justine Henin. Vos sensations étaient-elles les mêmes ?
Pas du tout. C’était totalement différent. A 30 ans, on n’attendait plus grand-chose de moi. Je revenais de loin après une blessure. Je n’avais pas eu beaucoup de résultats avant. Mais je savais que j’étais en forme et que tout était possible. C’étaient des émotions très fortes, comme je n’en n’avais jamais eu dans d’autres tournois. Chaque match, les émotions étaient plus fortes à chaque fois.

A 35 ans, avez-vous tiré un trait définitif sur la compétition ?
Je ne sais pas. Aujourd’hui, je suis en train de monter ma fondation pour soutenir des œuvres humanitaires et ça me plaît. Mon genou me fait toujours mal. Je suis encore limitée. Pour le moment c’est comme ça. On ne sait pas pour plus tard.

Quelle Française voyez-vous vous succéder au palmarès de Roland-Garros ?
Franchement, je n’en ai aucune idée (sourire).

V.P.