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Rezaï évite la noyade

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Bien aidée par une averse survenue alors qu’elle venait de concéder le deuxième set, Aravane Rezaï a repris ses esprits pour s’imposer contre l’Allemande Angelique Kerber (6-2, 2-6, 6-3) et accéder au troisième tour.

Aravane Rezaï n’a pas eu à se plaindre des premières gouttes de pluie tombées hier sur Roland-Garros. Sur la voie du naufrage, après avoir concédé le deuxième set à l’Allemande Angelique Kerber, la Française a bénéficié d’une heure providentielle pour remettre sa tête et son jeu à l’endroit. Avec, au final, une qualification pour le troisième tour.

L’affaire s’annonçait pourtant aussi expéditive qu’en début de parcours contre la Canadienne Heidi El Tabakh (6-1, 6-1). En une grosse demi-heure, la tête de série n°15 avait plié la première manche (6-2) à coups de frappes surpuissantes. Et puis plus rien, ou presque. Face à une joueuse qui l’avait battue au même stade de l’Open d’Australie, en janvier, Rezaï a progressivement perdu les pédales. L’avalanche de fautes directes se soldait par un score inversé lors de la deuxième manche. « J’ai un peu perdu le fil. Il y a avait beaucoup d’émotion et c’est devenu difficile. Je voulais tellement bien faire devant mon public que j’en avais les jambes et les bras qui tremblaient », explique la Stéphanoise, propulsée parmi les favorites après son succès à Madrid il y a dix jours.

Le temps de reprendre ses esprits au vestiaire, Rezaï revenait sur le court Suzanne-Leglen animée de meilleures intentions. « C’était dur mais j’ai réussi à finir », pouvait-elle se réjouir après un succès 6-2, 2-6, 6-3. Pour vivre un deuxième huitième de finale consécutif Porte d’Auteuil, la nouvelle chouchoute du public parisien devra éviter les sautes d’humeur. Prochaine adversaire de la Française, la Russe Nadia Petrova, 20e mondiale, a déjà atteint deux fois le dernier carré de Roland-Garros (2003, 2005). Vous avez dit test ?

S.C.