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Roland-Garros : Rendez-vous manqué pour Tsonga

Jo-Wilfried Tsonga

Jo-Wilfried Tsonga - -

Battu en trois sets par David Ferrer (6-1, 7-6, 6-2), ce vendredi, en demi-finale de Roland-Garros, Jo-Wilfried Tsonga a complétement manqué son rendez-vous. Tendu et sans inspiration, le Manceau laisse l’Espagnol affronter Rafael Nadal ce dimanche en finale.

Yannick Noah, vainqueur en 1983, devra encore attendre pour avoir un successeur français. Jo-Wilfried Tsonga ne sera pas celui-là. En tout cas pas cette année. La faute à une satanée demi-finale, complétement manquée par le Manceau, battu sèchement par David Ferrer (6-1, 7-6, 6-2). Après un époustouflant Nadal-Djokovic (6-4, 3-6, 6-1, 6-7, 9-7), long de 4h37, le public du Central a eu droit à un tout autre scénario entre le Français et l’Espagnol. Le visage fermé dès son entrée sur le court, Tsonga n’a pas répondu aux très fortes attentes placées en lui.

A côté de la plaque, le numéro un français a encaissé cinq jeux d’entrée, pour finalement concéder le 1er set (6-1) en 33 minutes. Incapable de déborder le petit Espagnol, Tsonga a montré ses limites. Le 2e set a été meilleur, mais le Tricolore n’a pas su conserver son break d’avance et le tie-break n’a été qu’une formalité pour son adversaire (7-3). Le coup de trop pour « Jo », sans réaction dans le 3e set (6-2).

Dominguez : « En déliquescence totale »

Attendu par quasiment tout un pays, ce match aura tourné court. En fait, il n’y a même pas eu match. Après cinq échecs en demi-finale de Grand Chelem (deux à l’Open d’Australie, deux à l’US Open et un à Roland-Garros), Ferrer (31 ans) tient enfin sa 1ère finale. Tsonga, lui, devra encore patienter pour se hisser de nouveau à ce stade de la compétition, après l’Open d’Australie 2008, et devenir le 1er Français finaliste Porte d’Auteuil depuis Henri Leconte (1988).

Evidemment, Ferrer, finaliste sans perdre un seul set, a été impérial. Mais Tsonga s’est peut-être battu tout seul. Ultra-tendu, sans jus, sans réaction, incapable d’enflammer le public et multipliant les fautes directes, le 8e mondial n’a pas été présent au rendez-vous. « C’est le scénario inverse de celui que nous attendions, souffle Patrice Dominguez, membre de la Dream Team RMC Sport. On ne pensait pas qu’il puisse tomber aussi bas par rapport à ce qu’il avait montré au tour précédent (victoires en trois sets contre Roger Federer, ndlr). Ça prouve que la pression l’a rattrapé. On n’a pas vu Jo, il est parti en déliquescence totale dès le début. » Pas sûr qu’une telle occasion se représente de sitôt…

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Alexandre Alain