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Schiavone : « Je crois toujours en moi »

Francesca Schiavone

Francesca Schiavone - -

La gorge encore serrée par l’émotion, Francesca Schiavone a exprimé son immense bonheur après son premier succès à Roland-Garros.

Francesca Schiavone, racontez-nous vos émotions quand vous avez su que vous étiez la nouvelle lauréate de Roland-Garros ?
Lorsque la balle est sortie, je me suis dit que j’étais la meilleure de ce tournoi, la meilleure de ces 128 joueuses. Mes émotions ? Je ne sais pas... Que disent Rafa ou Roger en général ? Non, vraiment, je ne sais pas quoi dire.

Le soutien de votre clan vous a-t-il aidé ?
C’était incroyable ! Il y avait toute ma famille, mes proches. Je ne savais même pas qu’ils venaient. Ils sont arrivés ce matin… en voiture ! J’étais si contente.

Vous avez toujours cru en votre étoile ?
Je rêve toujours. Je crois toujours en moi. Pas de trophée ou de tournoi, mais en moi-même. Vous n’arrivez à ce niveau que si vous travaillez dur. Mais il faut un petit truc en plus, de la patience, du cœur. Surtout, il faut être soi-même. C’est la clé, pour tout. Je suis heureuse. Je suis si heureuse…

« Moi, je me bats sur le court »

Où s’est faite la différence dans cette finale ?
J’ai très bien préparé ce match, mentalement, tactiquement, et je n’ai jamais dévié d’un iota de mon plan. J’ai essayé d’être très concentrée, de ne pas regarder autour, de sentir mon jeu. C’était ma tactique d’aller au filet, de lui mettre la pression. Elle est très puissante et je voulais entrer dans le court, être agressive.

Durant le jeu décisif, on vous a vu de plus en plus électrique...
J’ai senti alors de plus en plus d’énergie. J’ai surtout senti que c’était mon moment. Et je l’ai saisi, je ne voulais pas perdre cette chance.

Au 1er tour, vous n’êtes pas passée si loin de la défaite face à Kulikova (5-7, 6-3, 6-4). C’est au mental que vous allez chercher ce genre de victoires ?
Le fighting spirit est une des mes qualités innées. Moi, je me bats sur le court, dans tout ce que je fais. Ce match était vraiment dur mais j’avais bien joué aux bons moments. Plus généralement durant la quinzaine, j’ai vraiment bien joué dans les moments décisifs.

Sur le court, on vous a passé un téléphone. Qui était-ce ?
Le président de la République. Mais il ne m’a rien dit de très original : « Félicitations, profite du moment… »

Un dernier mot sur votre baiser à la terre parisienne…
Je fais ce geste pour remercier cette terre battue, cette arène, ce tournoi de me donner toutes ces opportunités et ces émotions. J’espère bien pouvoir en ramener un peu chez moi. »

E.S.