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Sharapova, le glamour est de retour

Maria Sharapova

Maria Sharapova - -

La Russe, de nouveau n°1, s’est qualifiée pour la finale en battant la Tchèque Petra Kvitova (6-3, 6-3). Sara Errani tentera de lui gâcher la fête pour devenir la deuxième italienne à remporter Roland-Garros, deux ans après Schiavone.

Maria Sharapova a poursuivi jeudi son retour au sommet du tennis mondial en battant la n°4 mondiale, la Tchèque Petra Kvitova (6-3, 6-3), sur le Central de Roland-Garros. La Russe, qui s'empare du même coup de la place de n°1 mondiale, rejoint ainsi la surprenante italienne Sara Errani en finale. Déjà vainqueur des trois autres tournois du Grand Chelem, Sharapova aura l'occasion, samedi à 14h, d'inscrire le dernier tournoi majeur qui manque à son palmarès.

Un challenge qui ravit d’ores et déjà Patrice Dominguez, ancien DTN du tennis français. « Le fait qu’elle redevienne numéro 1 mondiale, c’est très important pour le tennis féminin, déclare Dominguez. Elle est parfaitement identifiée, elle a déjà gagné trois grands chelems. Si elle gagne samedi, elle aura gagné tous les tournois du grand chelem. Elle incarne la beauté, le glamour, c’est le mannequin le mieux payé au monde. C’est une espèce de Walkyrie extraordinaire. »

La sensation Errani

Mais peu de temps avant, c’est l’Italienne Sara Errani qui a marqué les esprits en venant à bout de la finaliste 2010 et vainqueur du dernier US Open, la musculeuse australienne Samantha Stosur, (7-5, 1-6, 6-3). A 25 ans, l’Italienne confirme la présence au plus haut niveau du tennis transalpin sur la terre battue de la Porte d’Auteuil. Deux ans après la victoire de Francesca Schiavone, suivie d’une place de finaliste l’année suivante, la Bolognaise de 25 ans, 24e joueuse mondiale, représentera cette année encore l’Italie en finale, samedi.

C’est une grosse sensation de retrouver cette joueuse à ce stade de la compétition, elle qui n’avait jusqu’alors jamais fait mieux que quart de finaliste dans un tournoi du Grand Chelem (Open d’Australie 2012). Tombeuse cette semaine de la n°1 mondiale Victoria Azarenka en 8e de finale, Errani est élevée à l’école de la terre battue espagnole, notamment avec David Ferrer à Valence. Samedi à 14h sur ce même court Philippe Chatrier, elle devra passer l’obstacle glamour incarné par Maria Sharapova. Pas une mince affaire.

Louis Chenaille