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Simon : « Roland-Garros me tient à cœur »

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Gilles Simon n’est jamais allé plus loin que les 32es de finale à Roland-Garros. Le Français, actuellement en pleine préparation, a pour objectif cette année d’atteindre la deuxième semaine.

Gilles, quel a été le programme de votre semaine d’entraînement à Paris ?
Les premiers jours, j’ai pris mes marques sur terre. Il faut essayer de modifier les trajectoires, qui sont un peu plus hautes, mais aussi retrouver les bons appuis. C’est ce qui met le plus de temps à revenir. Mon jeu de jambes de terre n’est pas totalement en place. Les glissades sont un peu difficiles. Mais en général, ça revient en une semaine et je serai prêt pour Monte-Carlo.

Où vous situez-vous physiquement ?
Je me sens plutôt bien. On a associé pas mal de physique et d’endurance à l’entraînement. Sur terre, les échanges sont un peu plus longs et les matches peuvent durer. C’était important de bien me remettre au niveau physiquement. Je monte en puissance dans ma préparation. J’aime beaucoup la terre battue. Je m’y sens plus fort qu’ailleurs. Mais la saison sur cette surface est courte et très dense. Ca laisse moins de temps pour faire de bons résultats.

Quelle est l’importance de Roland-Garros pour vous ?
C’est un objectif très important. Cette année, je voulais bien figurer dans les Grands Chelems, et Roland-Garros me tient particulièrement à cœur. J’ai réussi à faire un bon Open d’Australie, avec mon quart de finale. J’espère faire de même à Paris. Jusqu’à maintenant, ce tournoi ne m’a pas vraiment souri, mais je suis sûr que je peux très bien y jouer. Les matches en cinq sets sur terre battue peuvent être à mon avantage.

Comment expliquez-vous que vous n’ayez jamais franchi les 32e de finale à Roland-Garros ?
Les premières années, j’ai eu beaucoup de mal à jouer mon tennis. J’arrivais tendu et je me mettais beaucoup de pression. Mais depuis deux ans, ça va mieux. L’an passé, ça a tourné court après ma défaite contre Radek Stepanek. L’année précédente, j’ai réussi à faire deux bons matches. Il n’y a aucune raison que je ne joue pas bien ici.

La défaite en Coupe Davis est-elle complètement digérée ?
Oui, mais ça ne veut pas dire qu’elle soit oubliée. Le week-end a été difficile. Quand on perd deux fois pour sa première sélection, et que l’équipe de France est éliminée, on se sent forcément un peu responsable. Mais je ne suis pas non plus du genre à me morfondre pendant six mois. Ce moment a été désagréable, car la défaite n’engageait pas que moi. Le fait de priver les copains de l’aventure, c’est difficile. Mais j’ai la chance d’être avec des mecs très solidaires, avec qui je m’entends très bien.

Pour vous, qu’est-ce qu’un Roland-Garros réussi ?
Ca me ferait déjà plaisir d’arriver en deuxième semaine, comme en Australie. Ensuite, il faut souvent faire un exploit, à partir des quarts de finale, pour aller plus loin.

La rédaction - Clément Zampa