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Federer, le crépuscule d’un dieu

Rien ne va plus pour Federer.

Rien ne va plus pour Federer. - -

Pour la première fois depuis 2002, l’ancien n°1 mondial n’atteindra pas la moindre finale d’un tournoi du Grand Chelem cette saison après son élimination en 8e de finale de l’US Open. Une nouvelle contre-performance qui inquiète.

Cette fois-ci, le doute n’est plus permis. D’embarrassante, la situation sportive de Roger Federer est devenue carrément inquiétante, ce mardi, après la défaite du Suisse en trois sets secs face à Tommy Robredo (6-7, 3-6, 4-6) en 8e de finale de l’US Open à New York. Demi-finaliste cette saison de l'Open d'Australie, puis quart de finaliste de Roland-Garros, l’ancien roi du circuit ATP a été éliminé prématurément dès le 2e tour de Wimbledon. Avant de sombrer avec perte et fracas à Hambourg puis à Gstaad face à d’honnêtes faire-valoir classés 114e et 55e mondiaux.

Relégué avant le début de cette quatrième levée du Grand Chelem au 7e rang mondial (son pire classement depuis onze ans), Federer n’en finit plus de dévisser. Il faut, en effet, remonter à 2003 pour trouver défaite aussi précoce de l’homme aux 17 titres majeurs sur le ciment américain. Il faut également faire un bond en arrière de dix ans pour le voir manquer deux quarts de finale consécutifs de tournois du Grand Chelem. Enfin, c’est la première fois depuis 2002 que le Bâlois n’atteindra pas la moindre finale d’un tournoi du Grand Chelem, lui qui cette saison doit pour l’instant se contenter d’un simple titre, à Halle. Faible, très faible, quand on a connu le coup de fourchette du (feu ?) cannibale des courts…

« Je me suis autodétruit »

« C’est juste nul, a lâché sans détour celui qui, au train où s’enchaînent les contre-performances, pourrait ne pas se qualifier pour le prochain ATP World Tour Finals de Londres (ex-Masters). Je me suis autodétruit alors que j’avais le match dans la raquette. Je n’ai pas réussi à faire la différence. C’est décevant et frustrant à la fois. C’est encore plus décevant de perdre comme ça. En plus aujourd’hui ce n’était pas des problèmes sur quelques points mais sur beaucoup de coups. »

Désormais, une seule et unique question se pose. A 32 ans, Roger Federer est-il fini ? Ou de manière plus courtoise, eu égard à la place qu’il occupe dans l’Histoire du sport : cette accumulation de contre-performances couplée à ses problèmes récurrents au dos peut-elle précipiter sa retraite ? « Je n’ai honnêtement pas envie de penser à ça, déclarait-il à la veille de l’US Open, dans un entretien accordé au New York Times. Parce que plus tu penses à ça, plus la fin se rapproche. » Une fin qui semble tout de même de plus en plus inéluctable.

GM