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PHM à bout de souffle ?

La fin semble proche pour Paul-Henri Mathieu.

La fin semble proche pour Paul-Henri Mathieu. - -

Après un come-back époustouflant l’an passé, Paul-Henri Mathieu a connu ce mercredi sa quinzième défaite de l’année au 1er tour, face à Haas à l’US Open. Très affecté, le Français n'a jamais semblé aussi proche d'une fin de carrière

C’est l’histoire d’un champion revenu de l’enfer. Celle d’un amoureux du jeu qui n’a jamais baissé les armes, jamais abdiqué quand le commun des mortels aurait renoncé pour un simple ongle incarné. Presque miraculeusement remis sur pattes, l’an passé, après une très lourde opération du genou en mars 2011 et de longs mois de galère pour revenir au top de sa forme, Paul-Henri Mathieu avait forcé l’admiration. Mieux, à 31 ans, il réalisait un come-back époustouflant et sportivement convaincant, réussissant la prouesse d'achever l'année aux portes du Top 50. Mais aujourd’hui, c’en est trop.

Touché au plus profond de son être par la grave maladie dont est victime son épouse depuis le début de l’année et quinze défaites au 1er tour, PHM ne parvient plus à mettre une balle devant l’autre. Eliminé ce mercredi au premier tour de l'US Open par l'Allemand Tommy Haas (n°12) en trois sets 4-6, 4-6, 1-6, le Français, actuellement 107e mondial, n'a même jamais semblé aussi proche d'une fin de carrière.

« Il n'y a plus de miracle, je n'ai plus de marge »

« L'année dernière, je suis revenu de nulle part, je n'étais pas sûr de rejouer, confie Mathieu. J'ai puisé dans mes réserves et je le paie aujourd'hui. Je ne me suis pas encore décidé sur la fin de saison… Arrêter ? Je ne sais pas. De toute façon, si je devais arrêter, je ne vous le dirais pas ce soir. Ça trotte dans la tête de tout le monde… Demandez à Roger (Federer), à Rafa (Nadal) quand ils étaient blessés. Ceux qui ne pensent pas arrêter quand le corps est en train de vous lâcher mentent. »

Ce mercredi, Paul-Henri Mathieu a donc peut-être disputé son 80e et dernier match en Grand Chelem car rien ne dit que l’Alsacien aura la force et le courage de repartir à l’assaut en janvier prochain des Internationaux d’Australie. « Je suis devenu de plus en plus fragile et c'est usant psychologiquement, conclut-il. Dans notre sport, il n'y a plus de miracle. Je n'ai plus de marge. »

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