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Bartoli : Et maintenant, l’Amérique !

Marion Bartoli

Marion Bartoli - -

Après son premier sacre en Grand Chelem, samedi à Wimbledon, Marion Bartoli refuse de voir l’avenir en (trop) grand. Mais la Française, qui va récupérer la septième place mondiale ce lundi, compte profiter de cet élan et pourrait avoir une belle carte à jouer le mois prochain à l’US Open.

« Est-ce que je vais remporter d’autres titres ? Je n’ai pas de boule de cristal pour le dire ». Reine de Wimbledon depuis samedi, Marion Bartoli sait pourtant qu’avec ce premier Grand Chelem en poche, elle sera désormais attendue à chaque tournoi. « C’est une deuxième carrière qui commence pour Marion, confirme notre consultante Sarah Pitkowski. Elle a passé un cap. » A très court terme, la native du Puy-en-Velay va d’abord faire un bond du 15e au 7e rang mondial ce lundi, égalant un meilleur classement qui datait de janvier 2012.

La suite ? L’intéressée refuse de trop se projeter. « Je vais prendre un peu de temps pour me reposer, récupérer et décompresser », explique-t-elle. Avant les Masters (du 22 au 27 octobre à Istanbul), pour lesquels elle ne s’est jamais qualifiée directement, les tournois américains et notamment l’US Open (26 août-8 septembre), vont très vite arriver. « Dans les prochaines semaines, notamment lors de la tournée aux Etats-Unis, elle sera craint différemment, note Sarah Pitkowski. On va avoir peur de jouer contre Marion. »

Mauresmo : « Surfer sur cette vague de confiance »

L’intéressée ne mésestime pas son nouveau statut mais elle veut avant tout bien préparer son rendez-vous avec le ciment de Flushing Meadows, sur lequel elle fut sacrée en 2001 chez les juniors. « L’US Open sera une grosse échéance pour moi, avoue-t-elle. L’année dernière, j’ai atteint les quarts de finale (défaite contre Maria Sharapova, ndlr). J’aimerais vraiment aller plus loin. Je pense avoir les capacités pour le faire. La gestion de l’été sera extrêmement importante en termes de nombre de tournois joués. Cette année, j’ai pu aller plus loin à Wimbledon parce que j’ai très peu joué avant. J’ai gardé de l’énergie. »

Pour Amélie Mauresmo, « Super Marion » a une belle carte à jouer outre-Atlantique. « Wimbledon et l’US Open seront les deux endroits où elle s’exprimera le mieux en Grand Chelem, assure la capitaine de l’équipe de France de Fed Cup, très présente aux côtés de Bartoli lors de sa quinzaine victorieuse à Londres. Roland-Garros est difficile sur terre. Idem pour l’Australie, où il y a des conditions parfois extrêmes. Mais quand on gagne une telle finale, on peut aussi surfer sur une vague de confiance et de réussite et tout s’enclenche parfaitement. On ne sait donc pas trop ce qui va se passer. Mais il y a peu de doutes chez Marion. Une fois qu’elle est sur ses rails et qu’elle se sent bien, il n’y a pas beaucoup de choses qui peuvent parasiter son fonctionnement. » N’est-ce pas Sabine Lisicki ?

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