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Dominguez : « Bartoli devra mieux servir »

Patrice Dominguez

Patrice Dominguez - -

Opposée ce jeudi à Kirsten Flipkens en demi-finales de Wimbledon, Marion Bartoli fait figure de favorite. Mais pour Patrice Dominguez, membre de la Dream Team RMC SPORT, la numéro 1 française doit encore s’améliorer pour aller en finale.

Marion Bartoli - Kirsten Flipkens. L’affiche de ces quarts de finale de Wimbledon ne fait peut-être pas rêver mais la Française a une sérieuse chance de se qualifier pour les demi-finales du tournoi londonien. L’Auvergnate devra batailler ce jeudi (14h, heure française) face à une joueuse qui a déjà gagné Wimbledon en 2003 chez les jeunes. Patrice Dominguez, membre de la Dream Team RMC Sport, estime que Marion Bartoli peut s’appuyer sur son expérience des grands matchs pour s’imposer.

« C’est un tournoi très ouvert où Marion a une sérieuse carte à jouer. Elle connait le lieu et l’ambiance d’une demi-finale. En 2007, elle avait battu Justine Hénin en quarts. Dans le tennis féminin, je pense que c’est très important d’avoir connu l’événement, surtout face à une joueuse qui est beaucoup moins expérimentée. Flipkens s’est déjà imposée à Wimbledon (en 2003, ndlr). Depuis un an, elle a acquis une certaine maturité car elle est conseillée par l’ancienne numéro 1 mondiale, Kim Clijsters. C’est une joueuse dangereuse. Marion devra jouer avec ses forces, avec du contre et une grande qualité de service. Elle devra aussi mieux servir. Lors des deux derniers tours, elle a beaucoup de mal sur ses mises en jeu.

Marion Bartoli est favorite. C’est une combattante et une compétitrice. Elle est aussi conseillée et supportée par Amélie Mauresmo, ancienne vainqueur du tournoi en 2006. C’est un argument favorable. Mais il y a aussi cette pression de la demi-finale. Il ne faudra pas qu’elle se projette pour la finale ou qu’elle joue la finale avant de battre Flipkens en demi-finales. Il ne faudra pas qu’elle commette la même erreur que Tsonga cette année à Roland-Garros.

« Une seconde vie pour Marion »

Marion a fait une carrière extraordinaire sous la houlette de son père, Walter. Elle est déjà allée en finale à Wimbledon en 2007, en demi-finales à Roland-Garros en 2011. Elle a gagné contre toutes les meilleures joueuses du monde, comme les sœurs Williams ou Justine Hénin auparavant. Aujourd’hui, elle vit une deuxième vie. Elle s’est émancipée, elle a trouvé un moyen de se faire plaisir et ainsi relancer sa carrière en ajoutant une dose de plaisir de jouer. Marion aime le ‘‘pif-paf’’, c’est-à-dire un échange, un retour. Le gazon se prête à ce genre de jeu.

Elle n’a pas une vitesse de déplacement extraordinaire mais comme elle joue en coupant les trajectoires grâce à son coup d’œil, elle compense ce manque de vitesse par une capacité d’intervention très rapide, qui est certainement la meilleure des quatre joueuses encore en lice dans le tournoi (Flipkens, Lisicki, A.Radwanska, Bartoli). C’est sur ce jeu de contres qu’elle doit s’appuyer pour trouver de la confiance et produire ses accélérations. Avec Lisicki, c’est la joueuse qui a le plus d’accélérations dans son jeu. Sa puissance peut mieux se développer sur cette surface. Sur gazon, soit on joue l’attaque classique, ce qui n’est pas son cas, soit on joue le contre. Marion est une formidable contre-attaquante. Elle coupe les trajectoires. Elle se jette vers l’avant et veut détruire le point tout de suite. »

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