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Tsonga : « J’ai tout donné »

Jo-Wilfried Tsonga

Jo-Wilfried Tsonga - -

Le tennisman français reconnaît qu’il n’a rien pu faire pour contrer Novak Djokovic (7-6, 6-2, 6-7, 6-3), ce vendredi en demi-finale à Wimbledon. Le Manceau est tout de même satisfait de son épopée à Londres et règle ses comptes avec ses détracteurs.

Jo-Wilfried, Novak Djokovic était-il imbattable ?

Il a fait un super match. Je suis entré sur le court en jouant très bien mais il a été solide et a tout le temps retourné. Il a joué long et m’a empêché de prendre l’ascendant dans l’effort. Chapeau à lui. Je suis quand même content de mon match, je me suis battu, j’ai tout donné. C’est plutôt encourageant pour la suite. La route est tellement longue pour arriver jusque là que, quand on y est, on a envie d’aller plus loin. J’espère que j’aurai l’occasion de rejouer des matchs comme ça et de les gagner.

Dans quel état d’esprit êtes-vous après cette défaite ?

Je ne suis pas en colère parce que je me suis donné à fond. Il était meilleur que moi. Quand je vais me regarder dans la glace, je serai en phase avec moi-même. Je suis triste que l’aventure s’arrête ici parce que je m’éclatais. J’ai vécu de supers moments sur le court ou en dehors.

Le bilan est donc positif…

On ne mettait pas beaucoup de kopeks sur moi en début de tournoi. J’ai prouvé que j’étais encore présent. L’année dernière, si j’ai fini à cette place (13e place au classement ATP du 27 décembre 2010) c’est parce que j’ai été blessé six mois de l’année. J’ai l’impression d’avoir changé et de prendre encore plus de plaisir à aller sur les tournois et à m’entraîner.

Que retiendrez-vous de votre parcours à Wimbledon ? La victoire contre Federer ?

Ça va vite. C’était il y a deux jours et maintenant c’est terminé. Le match contre Federer était beau. Il restera gravé et je pourrai dire à mes enfants ou mes petits-enfants que j’ai battu Federer sur le central de Wimbledon !

Beaucoup de personnes s’étaient interrogées sur votre choix d’indépendance après votre séparation avec votre ancien entraîneur, Eric Winogradsky. Avez-vous le sentiment d’avoir mis tout le monde d’accord ?

Il y a toujours du pour et du contre. L’important c’est que je sois en phase avec ce que je fais. A partir du moment où je me dis que ce que je fais c’est bien, même si je vais droit dans le mur, j’emmerde tout le monde (rires).