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Wimbledon : De Schepper, la force tranquille

Kenny De Schepper

Kenny De Schepper - -

Qualifié pour son premier huitième de finale en Grand Chelem, Kenny de Schepper affronte l’Espagnol Fernando Verdasco, ce lundi à Wimbledon. Un défi qui semble à la portée du géant bordelais.

Personne ne l’avait vu venir. Avec ses 2,03 mètres, Kenny De Schepper aurait plutôt le gabarit d’un basketteur. Un physique atypique pour celui qui a dû attendre ses 26 ans pour accéder aux huitièmes de finale d’un tournoi du Grand Chelem. « Quand je vois le travail, c’est une belle satisfaction, déclarait-il, ému, après sa qualification. Il y a eu des moments où ce n’était pas évident. Parfois, on n’y croit plus, on ne sait pas si on va y arriver. Là je suis dans le tournoi, je vois que je suis en huitième de Wimbledon. Oui, c’est pas mal (rires). »

Après avoir vaincu Paolo Lorenzi au premier tour, De Schepper a profité du forfait de Marin Cilic au deuxième. La performance, c’est pour le troisième tour : il fait tomber Juan Monaco, tête de série n°22, en trois sets (6-4, 7-6, 6-4). Une victoire qui le qualifie pour la semaine du Majeur anglais et fait de lui le seul Français encore en lice avec... Adrian Mannarino, autre invité surprise.

Forget : « Comme un éléphant qui marche dans la savane »

Après avoir atteint les huitièmes de finale du tournoi du Queen’s, le géant bordelais poursuit sur sa lancée et surprend son monde. Richard Gasquet fait partie des étonnés : « C’est incroyable, on ne s’attendait pas forcement à Kenny et Adrian en deuxième semaine. On sait qu’en France on a un gros réservoir de joueurs. De Scheppers ? Je n’ai jamais joué avec lui mais je sais qu’il a beaucoup de talent. Il est très grand, gaucher. Il a un service incroyable. Sur herbe, il a tout pour bien jouer. »

Pas de pression pour Kenny de Schepper, pourtant loin d’être habitué à être sur le devant de la scène. Guy Forget est d’ailleurs impressionné par la sérénité du Français. « On dirait qu’il est serein, détaché de l’ampleur de l’évènement, comme si rien ne pouvait lui arriver, explique l’ancien capitaine de l’équipe de France de Coupe Davis. Il a cette espèce de force tranquille. Un peu comme un éléphant qui marche dans la savane et les lions et les félins s’écartent parce qu’ils peuvent se faire marcher dessus à tout moment. » Prochain lion à écarter : l’Espagnol Fernando Verdasco, redescendu à la 54e place du classement ATP et plus à l’aise sur terre battue que sur gazon. Une proie à sa portée.

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Apolline Bouchery avec Eric Salliot, à Wimbledon