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Wimbledon : Tsonga met genou à terre

Jo-Wilfried Tsonga

Jo-Wilfried Tsonga - -

Demi-finaliste des deux dernières éditions, Jo-Wilfried Tsonga a été contraint de jeter l’éponge au deuxième tour contre le Letton Ernests Gulbis en raison d’une blessure au genou gauche. Six autres joueurs ont également été contraints à l’abandon ce mercredi. Une record en Grand Chelem.

Jo-Wilfried Tsonga n’ira pas au bout de l’enfer. Le genou douloureux et le visage grimaçant, le Français est conscient dès la fin du deuxième set que terminer son match contre Ernests Gulbis sera compliqué. Le double demi-finaliste de Wimbledon (2011 et 2012) avait pourtant facilement empoché le premier set face au Letton (6-3), avant de sortir peu à peu de son match. Breaké à 4-3 dans la deuxième manche, le Manceau part à la faute, l’air résigné. Il fait alors appel au kiné. En cause : son genou gauche, qu’on avait déjà aperçu strappé dimanche, à l’entrainement.

« Depuis la semaine dernière, je me savais en sursis, j’ai trop tiré sur la corde. De temps en temps, le corps nous dit stop », reconnaissait Tsonga à l’issue d’un match finalement abandonné après la perte de la troisième manche (3-6, 6-3, 6-3). « Ernests jouait vite, j’avais besoin d’appuis toniques et, au fil des minutes, la douleur empirait, poursuit le 7e joueur mondial. Mais j’avais envie d’essayer, de donner ce que j’avais à donner. » Trois ans après s’être blessé au tendon rotulien (fissure) face à Andy Murray en quart de finale, le Français a ressenti les mêmes symptômes. A l’époque, il avait manqué trois mois de compétition, tirant notamment un trait sur l’US Open.

Festival de chutes et d’abandons

A l’image de Tsonga, Wimbledon a vécu une hécatombe ce mercredi avec pas moins de sept abandons ou forfaits. Hormis le Français, Stepanek, Isner, Darcis (tombeur de Nadal au 1er tour), Cilic, Shvedova et Azarenka ont renoncé. Un record sur une journée en Grand chelem. La faute à un délai trop court entre terre et gazon ? Seulement deux semaines séparent en effet la fin du tournoi de Roland-Garros et le début de Wimbledon. En 2015, les joueurs bénéficieront d’une semaine supplémentaire pour une transition moins rude.

Autre facteur pour expliquer cette journée noire : la météo. Les courts sont particulièrement glissants, comme en témoignent les nombreuses chutes du jour : Mahut, Paire, Benneteau, Sharapova, Stakhovsky… Ces abandons font cependant les affaires de certains, côté français : Kenny De Schepper et Adrian Mannarino ont ainsi filé au troisième tour sans jouer. Alizé Cornet évitera quant à elle la n°2 mondiale Vicoria Azarenka au prochain match. A quelque chose, malheur est bon.

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Apolline Bouchery, avec Eric Salliot à Wimbledon