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Cornet : « Que du bonheur ! »

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Première victoire sur le circuit WTA pour Alizé Cornet. La Française a emporté à Budapest hier la finale face à la slovène Andreja Klepac (7-6, 6-3).

Alizé Cornet, que ressentez-vous après ce premier titre ?
Que du bonheur ! Une première victoire sur le circuit, c’est toujours très important -comme toutes les premières fois-. Ça a un goût vraiment spécial, surtout que c’était ma 3ème finale de l’année (ndlr : la n°2 française a été battue par Flavia Pennetta à Acapulco, et Jelena Jankovic à Rome). J’avais déjà eu deux échecs, et même si c’était face à de très bonnes joueuses, cela m’était resté un peu en travers de la gorge. Là, j’ai bien assuré mon statut de favorite. Cela fait vraiment très plaisir, surtout que je m’étais réveillée le matin de la finale patraque, et je pensais que je ne pourrais pas jouer. Cela a été une énorme libération quand j’ai gagné la balle de match.

Quels sont vos objectifs pour la fin de la saison ?
En début d’année (quand j’étais 55ème mondial), si on m’avait dit que je serais dans le Top 20 dès le milieu de la saison, je ne l’aurais pas cru. Maintenant que j’y suis, je sens que j’ai les capacités pour aller plus loin. Mais après, je préfère prendre étape par étape, continuer à travailler, et avoir des objectifs réalisables. Le Top 10 serait un rêve… Ce serait comme un aboutissement, mais il me reste huit places avant d’y arriver, huit places qui seront chères à prendre.

Vous avez été sélectionnée par la FFT pour participer en simple au JO de Pékin. Qu’est-ce que cela représente pour vous ?
Je m’aperçois que plus le moment fatidique approche, et plus j’ai hâte d’y être. C’est un mélange d’excitation, de tension, de nervosité… Même si je connais un peu la Chine, je ne sais pas du tout à quoi m’attendre. Ce sera vraiment une ambiance particulière : jouer pour son pays est vraiment exceptionnel, et cela m’arrive alors que je n’ai que 18 ans. J’espère vraiment profiter de cette expérience enrichissante pour –pourquoi pas- ramener une médaille.

La rédaction avec Clément Zampa