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Fed Cup: pourquoi Les supporters français ont été privés de leur matériel dans le stade

Les supporters de l'équipe de France de Fed Cup présents ce week-end en Australie n'ont pas eu le droit d'utiliser leur attirail habituel, sur décision de la fédération locale. Pour pousser les Bleues vers la victoire face aux Aussies (3-2), il a donc fallu s'égosiller.

Ils ont crié, ils ont chanté, ils ont tout donné pendant deux jours, pour pousser les Françaises à la victoire en finale (3-2) de la Fed Cup. Et pourtant, les supporters français présents à Perth ce week-end n'ont pas été mis dans les meilleures conditions en Australie. En effet, ces derniers n'ont pas eu le droit d'utiliser tout leur attirail habituel dans les tribunes de la RAC Arena, sur décision de la fédération locale.

"La fédération australienne a refusé qu’on emmène les instruments, les mégaphones, toutes les percussions, car ce n’est pas dans le règlement de la salle, la RAC Arena, et puis parce qu'ils n’ont pas du tout l’habitude d’accueillir un public bruyant, organisé, déplore Alexandre Leconte, responsable des tribunes à l’ASEFT (Association des Supporteurs des Équipes de France de Tennis). L’accueil a été un peu froid. On a eu trois jeux, samedi matin, où on a pu avoir entre 'l’autorisation' (d'utiliser le matériel, ndlr), mais juste parce qu’ils ne s’y attendaient pas, et en fin de compte au bout de trois jeux ils nous ont demandé de tout arrêter. Et là ce dimanche matin, il fallait ranger tout ce qu’on avait et ne pas venir avec en tribunes."

"Faire le métier à l'ancienne"

Un traitement qui n'a pas vraiment plu à Bernard Giudicelli, le président de la fédération française. Agacé par cette décision, le dirigeant a un temps déserté la tribune présidentielle pour aller prendre place parmi les fans tricolores.

"Il est venu nous voir ce matin pour nous expliquer la situation, indique Alexandre Leconte. Il était de notre côté, il nous a demandé de faire le métier à l’ancienne. Et c’est ce qu’on a fait, mais ce n’était pas facile, parce qu’il fallait animer l’équivalent d’un court central de Roland-Garros… Je n’ai plus beaucoup de voix, il fallait lancer près de 200 personnes. C’était un gros défi." Un défi accompli.

Eric Salliot avec CC