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Mauresmo : « Pas une sanction contre Rezaï »

Amélie Mauresmo

Amélie Mauresmo - -

L’ancienne n°1 mondiale, aujourd’hui organisatrice de l’Open GDF Suez, assure qu’elle n’a pas sanctionné Aravane Rezaï pour son comportement en équipe de France de Fed Cup. Cette dernière s’est vue retirer sa wild-card au profit d’Alizé Cornet. Simple question de logique pour Amélie Mauresmo.

Amélie, Aravane Rezaï avait reçu une wild-card de votre part. Après son comportement en équipe de France de Fed Cup, vous l’avez finalement attribué à Alizé Cornet. Pourquoi une telle décision ?

En tant qu’organisateur d’un tournoi, on voulait qu’un maximum de Françaises puissent y participer. Marion Bartoli était la seule à rentrer directement dans le tableau final. On avait la possibilité de donner une wild-card à deux autres joueuses françaises. Dans un premier temps, on a décidé de les donner à Pauline Parmentier et Aravane Rezaï. Comme elles étaient sélectionnées en Fed Cup, elles ne pouvaient pas participer aux qualifications ce week-end. Mais à partir du moment où Aravane rentrait en France, elle avait la possibilité de jouer les qualifications. Elle n’avait plus besoin de sa wild-card. Donc on l’a donnée à Alizé Cornet pour offrir une chance de plus à une Française de pouvoir jouer le tournoi. Ce n’est pas à nous de prendre une sanction par rapport à ce qui se passe en équipe de France. Ça a été présenté comme ça. Mais ce n’est pas le cas. C’est juste une question de logique.

D’un point de vue personnel, que pensez-vous de l’attitude de Rezaï ?

Si tout ce qu’on a entendu est vrai et qu’Aravane a claqué la porte de l’équipe de France parce qu’elle avait été désignée cinquième joueuse, ce n’est pas acceptable. Le groupe de Fed Cup a toujours connu un roulement. On ne gagne pas que grâce à une joueuse. Mais c’est difficile pour moi de m’exprimer complétement. Parce qu’on ne sait pas encore exactement ce qu’il s’est passé.

Présentez-nous la 20e édition de l’Open GDF-Suez qui débute ce lundi…

On a un beau plateau cette année. On a beaucoup bossé là-dessus. Il y aura Maria Sharapova. Marion Bartoli signera aussi son retour après quelques années d’absence. La Chinoise Li Na, qui a remporté Roland-Garros l’an passé, sera là également. Ce sera un tournoi de haut niveau.

Pourquoi avoir eu envie de poursuivre vos activités dans le tennis ?

Quand on a pu acquérir pendant plus de dix ans une expérience et un savoir-faire, on a envie de le transmettre. Depuis deux ans, je me sens prête à donner dans le tennis, puisque c’est mon domaine d’expertise. Au bout de quelques mois de retraite, j’étais déjà intervenue auprès de Michaël Llodra durant Wimbledon en 2010. Ça m’avait bien plu. Après, ma réflexion a mûri. Et je suis passé tranquillement du statut de joueuse à un rôle où j’ai maintenant envie de donner.

Avez-vous envie de vous lancer dans une carrière de coach ?

A 32 ans, j’ai envie d’être proche du terrain. Mais pas en tant qu’entraîneur. Je ne me vois pas repartir au quotidien sur le terrain et d’ailleurs je pense que je ne serai pas très efficace. Je n’en ai pas l’envie profonde et je ne sais pas si j’aurai la patience pour faire ce métier. En revanche, pourquoi ne pas apporter des aides ponctuelles ou intervenir de manière individuelle auprès de certains athlètes ?

Avez-vous déjà noué quelques contacts ?

Il y a des perches qui ont été tendues, des appels du pied ici où là. On en discute. Mais c’est loin d’être fait. On a le temps.

Que vous inspire la relève du tennis féminin français ?

On a une belle génération avec Kristina Mladenovic (18 ans), Caroline Garcia (18 ans) et Alizé Cornet, qui est encore jeune (22 ans). On a envie qu’elles percent le plus rapidement possible. Parce qu’on a besoin d’elles sur le devant de la scène. Je ne me suis pas encore penché sur les plus jeunes de 14-15 ans, mais j’espère qu’on a aussi une relève intéressante qui va arriver. Parce qu’on en a bien besoin.