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Vendée Globe: "c'est du jamais-vu!", Bestaven aux anges après sa victoire dans un final fou

Yannick Bestaven a confié sa grande émotion après sa victoire au Vendée Globe, décrochée ce jeudi matin grâce aux compensations accordées après son déroutage pour venir en aide à Kevin Escoffier le 30 novembre dernier.

A l'approche du ponton, il s'est étonné: "c'est quoi ce bal masqué?". Yannick Bestaven avait quitté la France confinée le 8 novembre dernier. Il l'a retrouvée 80 jours, 13 heures, 59 minutes et 46 secondes plus tard, à 4h19 ce jeudi matin. Masquée donc et peut-être proche de basculer vers un nouveau confinement.

Il a surtout rejoint la terre en vainqueur du Vendée Globe, même s'il a franchi la ligne d'arrivée en troisième position derrière Charlie Dalin et Louis Burton. Mais ses 10h15 de compensation accordées après le déroutage pour venir en aide à Kévin Escoffier, naufragé, le 30 novembre dernier, le hissent sur la plus haute marche du podium. 

"L'impression de vivre un rêve"

"J'ai l'impression de vivre un rêve, d'halluciner, ça fait bizarre, on passe de la solitude à ça, cette fête, les lumières, les gens qui sont là dans un contexte compliqué, c'est un bonheur, je ne réalise pas encore ce qui se passe, a-t-il confié à son arrivée. Je suis toujours dans ma course, un rêve d'enfant se réalise. 

"Ce Vendée Globe a été impressionnant, ça n'a pas arrêté de faire le yoyo, a-t-il ajouté. Il ne faisait pas bon être premier, à chaque fois, ça revenait par derrière. Quand j'étais devant, je me faisais reprendre, et là, j'ai repris le temps nécessaire à Charlie (Dalin). On n'a pas chômé, ça a été une régate à l'échelle planétaire."

Charlie Dalin l'a d'ailleurs accueilli sur le ponton en le félicitant pour sa victoire. Kevin Escoffier lui a aussi donné une grosse accolade: "tu le mérites, tu m'as fait pleurer". Bestaven, aussi, est apparu ému après une course complètement folle sur Maître CoQ.

"J'ai toujours cru en mes chances"

"Il y a eu des moments difficiles, poursuit-il. J'ai toujours cru arriver aux Sables d'Olonne mais à quelle place? J'ai cru que j'allais gagner quand j'ai passé le Cap Horn en tête, puis au large du Brésil, je me suis dit que je ne gagnerais pas, que ce serait déjà bien de terminer dans le Top 5. J'ai toujours cru en mes chances. Je me sentais bien avec la bateau, on a beaucoup préparé ce Vendée Globe, je savais que j'avais un bateau fiable." 

"Ça a été très serré, c'est énorme, c'est du jamais-vu, c'est historique, conclut-il. Il y a tellement de choses difficiles dans le Vendée Globe. Ce qui est dur, c'est le stress avec ces bateaux violents, stressants, bruyants, vivre en permanence sur qui-vive, à l'écoute du bateau dans ces conditions difficiles, l'humidité, le froid, la solitude. Le finish est top, on termine en apothéose et en apportant cette victoire à Maître CoQ, c'est un rêve."

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NC