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Vendée Globe: Dalin a eu "un pincement au cœur" mais balaye toute polémique

Arrivé premier mais classé deuxième du Vendée Globe derrière Yannick Bestaven, Charlie Dalin était l’invité du Super Moscato Show ce vendredi sur RMC. Le Normand, très fair-play, reconnaît avoir eu "un pincement au cœur" à l'arrivée mais il comprend tout à fait le système des compensations.

Premier à l’arrivée, mais pas vainqueur. Alors qu’il a franchi en tête la ligne d'arrivée du Vendée Globe mercredi soir après avoir passé 80 jours, 6 heures, 15 minutes et 47 secondes en mer, Charlie Dalin a finalement terminé deuxième de la course. Grâce aux compensations en temps dont il bénéficiait pour avoir participé au sauvetage de Kevin Escoffier, c’est Yannick Bestaven, arrivé en troisième position, qui l’a emporté. 

Une situation forcément très particulière à vivre pour Dalin. "C’est sûr que quand j’ai vu Yannick (Bestaven) soulever le trophée, j’ai eu un pincement au cœur, je ne vais pas mentir, mais je ne remettrai jamais en cause ces compensations. Même en tête, si la direction de course m’avait appelé pour aller aider un concurrent ou n’importe qui d’autre, je l’aurais fait sans hésiter. Si un jour je suis en difficulté, j’espère qu’on viendra me chercher. C’est la règle, il n’y a aucun souci, je n’ai pas de regrets parce que j’ai rendu une belle copie, il n’y a pas de polémique", a réagi le Normand de 36 ans, très fair-play.

Il est passé tout près de l'abandon

Après le sauvetage d’Escoffier, le jury du Vendée Globe avait décidé qu'une fois la ligne d'arrivée franchie, le temps de course de Bestaven serait décompté de 10 heures et 15 minutes.

En arrivant 7 heures, 53 minutes et 59 secondes derrière Dalin, il a donc été désigné vainqueur d’une course au scénario totalement fou. Quelques semaines plus tôt, le skipper d’Apivia était même passé tout près d’une grosse désillusion, la faute à une avarie de foil.

"J’ai eu un gros problème sur la fin de l’océan Indien. a-t-il détaillé. Ça bougeait dans tous les sens. Mon aile n’était maintenue que par un point au lieu de deux, j’ai dû fabriquer une pièce de fortune en carbone un peu en mode Apollo 13 (sourire). J’ai passé une journée entière à la fabriquer, j’ai vraiment cru que j’allais abandonner alors que j’étais en tête de la course. J’ai même regardé où étaient les ports les plus proches. Je me demandais si ce n’était pas risqué de continuer. On a réussi à valider ma réparation, heureusement. Je me suis dit que chaque minute en plus était du bonus."

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