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A la découverte de Jupiter

Alexandra Jupiter

Alexandra Jupiter - -

Alexandra Jupiter découvre l’équipe de France à l’Euro, qui a débuté vendredi en Suisse (défaite 3-1 contre la Belgique). A 23 ans, elle ne connaît pas le volley européen après avoir effectué sa carrière universitaire en Californie.

Alexandra Jupiter, quel est votre état d'esprit à l'heure de jouer vos premiers matches en équipe de France, dans un grand championnat comme l'Euro ?

Je me sens excitée, très chanceuse et même doublement chanceuse puisque je suis dans une équipe de France qui participe à une compétition magique comme le championnat d’Europe. Je me sens très fière aussi et très inspirée de pouvoir représenter mon pays, même si j’ai vécu aux Etats-Unis pendant huit ans.

Avez-vous été bien intégrée par les anciennes comme Cristina Bauer, la meilleure joueuse des Bleues ?

J’ai beaucoup de respect pour elles. Je connaissais les joueuses de nom depuis les Etats-Unis. Les filles m’aident beaucoup au niveau des systèmes et des responsabilités. Elles m’ont aidé à me mettre dans le groupe très rapidement. Leur expérience m’aide beaucoup et peut aider à combler mes lacunes en équipe de France et avec le jeu européen, car je n’ai jamais joué en Europe.

Quelles différences trouvez-vous entre le jeu européen et le jeu américain ?

Le ballon n’est pas le même et c’est une grosse différence. L’approche des entraînements et du type de joueurs formés est différent des Etats-Unis. Aux Etats-Unis, c’est plus robotique, plus organisé. En Europe, on cherche à former des joueurs intelligents. Chaque système a ses avantages et ses inconvénients. Ici, on me laisse me retrouver en tant que joueuse.

Comment la France a-t-elle repéré votre talent ?

C’est un peu du bouche-à-oreille. Ma famille est déjà dans le volley. J’avais pris une longue pause après la fin de l’université. Personne n’était sûr de ce que je voulais faire. Quand je me suis décidée à représenter mon pays et à me remettre au volley dans une structure correcte, j’ai dit ça à mon oncle et ma mère. C’était du bouche-à-oreille, car le sélectionneur m’avait vu jouer il y a deux ans. Je vais rejoindre le championnat de France, au Cannet. J’étais sortie du monde du volley pendant trop longtemps. Il n’a rien de mieux que de retrouver ses racines pour jouer pour une cause plus grande que celle du championnat universitaire américain.

Vous avez reçu plusieurs distinctions universitaires aux Etats-Unis. Quel regard portait-on sur vous là-bas ?

Mon nom de famille accroche pas mal. J’étais régulièrement sur le terrain. J’ai fait du bon boulot, les gens me reconnaissaient. Beaucoup de gens sont intéressés par le volley féminin universitaire aux Etats-Unis. C’est très bien. J’aimerais que ça puisse se développer de la même façon en France.

Quels jeux de mots les Américains faisaient-ils sur votre nom de famille, Jupiter ?

Aux Etats-Unis, c’était souvent « tu ne viens pas de ce monde ». Ici j’ai entendu « Jupiter, il est où Mars ? ». Ce n’est pas méchant, c’est marrant. Mon nom de famille reste facilement dans la tête.

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Propos recueillis par Morgan Maury