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La « Tillie family » veut créer l’exploit

Laurent Tillie

Laurent Tillie - -

L’équipe de France de volley affronte la Russie ce mercredi en quarts de finale de l’Euro. Avec Laurent Tillie sur le banc et son fils Kevin, sur le terrain. Un duo qui entend bien prouver qu’impossible n’est pas français.

Depuis quelques mois, Kevin n’est plus le seul Tillie de l’équipe de France de volley. Laurent, son entraîneur de père, a été intronisé en juin dernier au poste de sélectionneur en remplacement de Philippe Blain. De quoi perturber un peu le réceptionneur attaquant de 22 ans. « Parfois, je ne sais pas comment appeler mon père sur le terrain. Coach ? Papa ? Laurent ? Les coéquipiers me chambrent par rapport à ça », reconnaît le joueur du CMC Ravenne. Heureusement pour lui, Kevin Tillie a intégré la maison bleue avant l’arrivée de son paternel.

De quoi s’éviter des piques trop appuyées dans le vestiaire. Surtout que Laurent lui-même ne se gêne pas pour taquiner son rejeton. « Il y a beaucoup de dérision là-dessus, assure le coach de 49 ans. Moi, j'en rajoute aussi dès fois. Ce qui est sympa, c'est qu'après, on peut reparler de tout ça comme un père et un fils en dehors du terrain. » Une relation particulière qui n’a rien du piston pour celui qui a remporté les deux derniers championnats NCAA avec l’université d’Irvine. « Kevin ne bénéficie d'aucun passe-droit », assure Laurent Tillie. « Il est là parce que c'est un joueur très talentueux, confirme le passeur Rafael Redwitz qui glisse tout de même avec le sourire : « Il a eu de meilleures chaussures que nous parfois, alors on l'a taquiné en disant qu'il était privilégié parce que c’est le fils du coach ! »

« Monter sur le podium »

Issu d’une famille d’athlètes, Kevin Tillie est un habitué du sport de haut niveau. Son père Laurent a porté le maillot bleu à 406 reprises avant lui. Sa mère, Caroline, était, elle, internationale de volley aux Pays-Bas. Ses deux frères jouent également au basket à un bon niveau. Autant dire que les Tillie ont ça dans le sang. Et entendent bien vivre à fond leur premier challenge commun à l’occasion de cet Euro.

« Notre objectif est clair : monter au moins sur le podium, assure Laurent. Nous avons toujours cette idée en tête avant une grande compétition. Cela aide à endurer les sacrifices imposés par la préparation. Nous savons où aller. Nous voulons atteindre le dernier carré. » Une manière d’engranger de l’expérience et de la confiance. Pour mieux viser une qualification aux Jeux Olympiques de Rio. Un rendez-vous que les Bleus ont manqué lors des deux dernières éditions.

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Alexandre Jaquin avec Georges Quirino