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Les Bleus en thérapie de groupe

Earvin N'Gapeth

Earvin N'Gapeth - -

Absent des Jeux Olympiques, le volley français tente de se reconstruire avec son nouveau sélectionneur Laurent Tillie. Les Bleus ont rendez-vous avec les qualifications pour l'Euro 2013, en gardant les JO 2016 dans un coin de la tête.

Grand absente des Jeux Olympiques de Londres, l’équipe de France de volley passe des heures bien sombres. En perte de vitesse depuis plusieurs années sur le sol français, le volley n’était pas contre l’idée de profiter des Jeux Olympiques de Londres pour se relancer. Mais les Bleus ont échoué au tournoi de qualification olympique à Sofia en juin dernier. Pas question pour autant de s’apitoyer sur leur sort. Nommé le 24 juin dernier à la tête de l'équipe de France, Laurent Tillie est bien décidé à redonner un second souffle à ces Bleus.

Il est loin le temps où Philippe Blain, arrivé en février 2001, menait l’équipe de France en finale des championnats d’Europe (2003, 2009) et même à la troisième place des Mondiaux 2002. Une page ouverte depuis 11 ans s’est tournée cet été, place désormais au renouveau. Champion de France en 2005 avec Cannes, Laurent Tillie aura la lourde tâche de redorer la sélection nationale. « On repart sur un nouveau cycle, avec une autre approche même si les valeurs restent les mêmes, confie l’homme aux 406 sélections chez les Bleus. Ils rêvaient tellement d’aller à Londres. C’était dur de se relever, c’était même un peu la déprime. »

Tillie : « L’objectif, c’est le JO de Rio »

Aujourd’hui, les Bleus repartent en campagne, avec les qualifications pour l'Euro 2013 (6-9 septembre en Hongrie puis 14-16 septembre en Lettonie). En préparation depuis le 30 juillet dernier, les volleyeurs français vont s'envoler pour la République tchèque, où trois matches amicaux les attendent (27 au 31 août). « Le premier objectif est souvent le plus important. La qualification pour les championnats d’Europe est un passage obligé pour la suite, assure Laurent Tillie. Je ne crois pas que le physique fera notre force. On va devoir se battre avec nos armes en apprenant à être hyper régulier. L’objectif ultime, c’est les Jeux de Rio en 2016. On rêve tous d’y aller. »

A l’INSEP, les volleyeurs français peuvent compter sur le soutien inconditionnel de la ministre des Sports, Valérie Fourneyron, qui leur a rendu visite ce mercredi. Elle a d’ailleurs une relation particulière avec cette discipline, qu’elle a pratiquée à haut niveau avant de devenir médecin du sport et d'entrer en politique. « Je voulais absolument les soutenir car c’est vrai que le volley-ball a construit mon parcours de sportive, a-t-elle confié. Je crois en cette équipe. Elle a toutes les qualités pour réussir. On a tous les atouts pour permettre au volley-ball de retrouver très vite le niveau international. »

Alexandre Mispelon avec Adrien Espinosa