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Volley - Tillie : "40% de chances de se qualifier pour les JO"

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Battu avec l’équipe de France de volley par la Russie en finale du Tournoi de qualification européen en janvier dernier, Laurent Tillie a encore une chance de voir Rio avec les Bleus, en remportant le TQO mondial à Tokyo (28 mai - 5 juin). Le sélectionneur des Bleus se veut confiant, comme il l’a confié dans Before Rio, dont il était l’invité ce lundi sur RMC.

Sur le TQO mondial à Tokyo

« Pour le TQO européen, j’estimais nos chances de qualification à 10%, et à 40% celles d’être éjectés. Quand on pense qu’on à la Serbie, l’Allemagne et la Bulgarie qui sont out des Jeux à cause de ce tournoi européen… Sur le tournoi asiatique, je pense que nos chances montent à 40%. Le problème c’est de se dire : « C’est un tournoi plus facile, on va se qualifier… » En fait le volley ça se joue tellement au détail et à l’état d’esprit qu’il faut qu’on arrive avec l’envie de tout exploser. On sera malgré tout l’équipe la plus inconfortable à jouer, en sachant a contrario que tous nos joueurs de l’équipe de France, jouent encore les play-offs avec tous leurs clubs dans les championnats européens. J’aurai donc le groupe au complet, 10 ou 15 jours avant le TQO. Pour le tournoi le plus important de ces quatre dernières années, on n’aura que dix jours de préparation ensemble, donc je compte beaucoup sur l’expérience acquise dernièrement. »

L’impact du volley au Brésil

« Au Brésil, ils disent que le football est une religion, et que le premier sport c’est le volley. Si on regarde le volley indoor masculin ou féminin, ils ont tous été champions olympiques. Au beach volley masculin et féminin, ils ont aussi été champions olympiques. Donc c’est vrai que c’est un sport majeur. Voir Giovane Gavio (double champion olympique de volley avec le Brésil, 1992, 2004), deuxième ou troisième relayeur de la flamme olympique, c’est un fort symbole. »

La possible disqualification de la Russie

« Sincèrement on ne compte pas sur ça pour aller aux Jeux. On ne nous facilitera pas la tâche de toute façon. L’Agence mondiale antidopage n’a pas été très claire sur ses règlements. Si ce médicament (le meldonium) est vraiment dopant, s’il est sur cette liste (des produits interdits) et qu’il est interdit, il devrait y avoir des sanctions, mais l’AMA fait machine arrière. Le nouveau règlement de la FIVB dit qu’à partir d’un seul joueur contrôlé positif, soit l’équipe est disqualifiée, soit elle perd le match, soit il n’y a aucune sanction. Donc on décide ce qu’on veut. La fédération internationale ne prendra aucune décision radicale contre la Russie (championne olympique en titre), donc on se prépare à faire notre tournoi (à Tokyo, du 28 mai au 5 juin). »

la rédaction