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Volley: Tours saisit la justice dans l'affaire des cris racistes

Le TVB saisit la justice suite à l'affaire des cris racistes contre Nathan Wounembaina

Le TVB saisit la justice suite à l'affaire des cris racistes contre Nathan Wounembaina - AFP

En décembre dernier, lors d’un match de Coupe d’Europe contre l’Olympiakos, le joueur du Tours Volley Ball Nathan Wounembaina avait été victime de cris racistes. Déterminé à obtenir réparation, le club de Tours a annoncé avoir porté l’affaire devant la justice française.

Il en avait quitté le terrain écœuré. Le 6 décembre dernier, lors d’un match de Coupe d’Europe au Pirée face à l’Olympiakos, Nathan Wounembaina avait été la cible de cris de singe, proférés par les supporters grecs à chaque fois qu’il touchait le ballon. L’attaquant-réceptionneur du Tours Volley-Ball (TVB) avait alors quitté l’aire de jeu, avant de se faire expulser par l’arbitre. Débouté par la Confédération européenne (CEV), puis par la Fédération internationale (FIVB) en appel pour sa plainte au sujet de ces discriminations racistes, le TVB a annoncé avoir porté l’affaire devant la justice française.

"Face à l’inertie et le déni dont la CEV s’est rendue coupable suite aux cris de singe et autres discriminations dont M. Nathan Wounembaina a été la cible lors d'un match de Coupe d'Europe au Pirée, le TVB a décidé de ne pas en rester là eu égard à la gravité des faits, ainsi qu’aux valeurs qu’il a toujours défendues", a annoncé le club de Tours par voie de communiqué, lundi 19 février.

Le club tourangeau explique donc avoir assigné la CEV, ainsi que le club grec d'Olympiakos, devant le tribunal de grande instance de Tours, "notamment pour faire acter leurs fautes et obtenir réparation du grave préjudice moral et économique subi dans le cadre de cette lamentable affaire".

Par ailleurs, le TVB déplore que Nathan Wounembaina n’ait jamais reçu "le moindre courrier officiel d’excuses tant de la part de la CEV que du club d’Olympiakos, démontrant là le mépris dans lequel ils tiennent le joueur", concluant que "ce silence assourdissant résonne comme un aveu et montre le peu de cas qu’ils font du respect de la dignité humaine et de la nécessaire lutte contre le racisme". 

VIDEO: L'actu Sport.Net du 20 février 2018

Cédric Rémia