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Diniz : « Je vais aller au combat »

Yohann Diniz

Yohann Diniz - -

En lice pour le 50 km marche ce mercredi matin aux Mondiaux de Moscou, Yohann Diniz tentera d’effacer son échec aux Jeux Olympiques de Londres. Le Français espère simplement réaliser une belle course. Sans se mettre la pression.

Yohann, comment appréhendez-vous la chaleur ce mercredi pour le 50 km marche ?

Je n’appréhende pas. Ce matin (mardi), quand je suis allé m’entraîner, il faisait 27 degrés. Ensuite, le mercure est monté jusqu’à 31 degrés. Il va falloir être vigilant. Je n’ai pas regardé la météo pour mercredi. La chaleur ne m’a jamais posé de souci. Il faut être prévoyant lors de l’échauffement et dès le début de la course.

Comment vous sentez-vous physiquement ?

Je me sens bien. Je suis tranquille et détendu. Je viens dans ces championnats du monde sans véritable objectif, hormis celui de prendre du plaisir et de m’amuser. Je souhaite faire une course aboutie. Je suis plus à la fin de ma carrière qu’au début. Je veux profiter et essayer de faire de belles choses.

Votre désillusion aux Jeux Olympiques de Londres, où vous avez été disqualifié à l'issue de la course, est-elle encore dans votre tête ?

Pour moi, je n’ai pas fait de mauvais Jeux Olympiques. Je réalise un temps de 3h39 et je me fais disqualifier en raison d’une bouteille d’eau que je prends lors d’une chute. Lorsque je tombe, je me fais très mal à la hanche. Je saigne et j’ai ce réflexe de prendre une bouteille pour refroidir la plaie. Cet été, j’ai vu un coureur qui prend un sérieux coup de pompe. Il prend un gel dans une zone non-autorisée. Il n’est sanctionné que de 20 secondes de pénalité. Ce coureur, c’est Chris Froome sur le Tour de France. C’est dommage que les règlements ne soient pas les mêmes dans tous les sports. Pendant 50 km, c’est très dur, notamment sur le plan mental.

Le 50 km marche est-il comparable avec le marathon ?

Tout à fait. C’est parfois un effort au-dessus du marathon. J’entends souvent que le mental est primordial mais parfois le mental n’est pas forcément là. Il y a une usure qui s’installe avec les répétitions des efforts, le stress du ravitaillement, le stress de la course. Il est possible d’être épuisé mentalement. C’est ce que je retiens des JO de Londres. Cette année, à Moscou, je verrai. Les stratégies et les adversaires seront différents. En tout cas, je suis prêt à aller au combat !

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Propos recueillis par FX de Châteaufort et à Moscou