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L’argent amer de Lavillenie

Renaud Lavillenie

Renaud Lavillenie - -

Renaud Lavillenie a décroché l’argent ce lundi aux Mondiaux de Moscou. Un podium au goût d’inachevé pour le perchiste français, qui espérait obtenir la seule médaille d’or qui manque à son palmarès.
Renaud Lavillenie doit se contenter de la médaille d'argent aux Mondiaux
Renaud Lavillenie doit se contenter de la médaille d'argent aux Mondiaux © -

C’est le seul Français à pouvoir se le permettre. Renaud Lavillenie a décroché une médaille d’argent avec un sentiment de frustration, ce dimanche, aux Mondiaux de Moscou. A l’issue d’un concours stressant et indécis jusqu’au bout, le perchiste français n’a pu faire mieux qu’une deuxième place, derrière l’Allemand Raphael Holzdeppe. La faute à un ultime saut manqué à 5,96m, qui lui aurait offert le Graal. La faute aussi – et surtout – à plusieurs tentatives ratées au premier essai (à 5,65m, 5,82m et 5,89m). Une maladresse inhabituelle qui a coûté cher au champion olympique en titre.

En débarquant au stade Loujniki, le Clermontois de 26 ans n’avait jamais fait mieux que troisième lors de ses précédents Mondiaux. Mais, à l’image de son tour d’honneur, il n’a pas caché sa déception d’avoir manqué l’or, le seul qui résiste encore à son palmarès. Parfois à contretemps, sans grande inspiration, Lavillenie s’est réveillé trop tard pour rafler la mise. Dos au mur, il a franchi 5,89m à son dernier essai pour s’offrir un ultime duel avec Holzdeppe. Avant de craquer à l’échelon suivant. A sept centimètres du septième ciel…

Galfione : « On attendait Renaud sur la plus haute marche »

« On attendait Renaud sur la plus haute marche du podium puisque c’était le favori, a confié sur BFMTV Jean Galfione, champion olympique en 1996 à Atlanta et présent à Moscou pour soutenir son successeur. Il a été gêné dans sa course d’élan avec des mauvais réglages. Il y a eu une certaine irrégularité dans ses sauts. Il est battu aux essais par Holzdeppe. Il n’a pas manqué grand-chose pour gagner. Il aura une revanche à prendre dans deux ans à Pékin. Mais, Renaud a envie de devenir champion du monde. C’est un objectif. C’est un passionné qui vit pour le saut à la perche ».

La journée restera tout de même inoubliable pour le clan Lavillenie. Pour la première fois, Valentin et Renaud se sont retrouvés en finale d’un grand championnat. Un baptême douloureux pour le cadet, qui a été éliminé d’entrée. Inhibé par la pression, Valentin s’est cassé les dents à trois reprises à 5,50m. Un apprentissage du haut niveau dont se souviendra longtemps l’athlète de 22 ans, inconsolable sur le banc des Bleus. Son frangin a bien failli lui redonner le sourire. Mais la soirée s’est finalement conclue sans euphorie…

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Alexandre Jaquin