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Lemaitre : « Je suis chaud ! »

Christophe Lemaitre

Christophe Lemaitre - -

Alors qu’il entre en lice ce mercredi pour les séries du 100m (10h40), le triple médaillé d’or de Barcelone (2010) aborde avec appétit les championnats d’Europe d’Helsinki. Et avec deux idées en tête : gagner et préparer les JO de Londres.

Christophe, vous êtes très sollicité par les médias avant ces Championnats d’Europe.

C’est vrai que comparé à il y a deux ans, je passe de l’ombre à une très grande lumière. Je ne m’attendais pas à ce que la Fédération européenne me demande de venir à la conférence de presse. Ça fait bizarre, j’ai l’impression d’être dans un grand meeting, ça change un peu. J’aurais préféré rester tranquillement à l’hôtel pour faire une sieste.

Vous avez même eu droit à quelques questions en anglais !

Je n’étais pas très détendu quand il fallait répondre à des questions en anglais, mais c’est une habitude.

Pourquoi avez-vous choisi de courir le 100m plutôt que le 200m ?

On ne va pas tripler comme à Barcelone (100m, 200m et 4x100m en 2010) et courir tous les jours. Ce serait laisser des forces alors que les Jeux sont très proches. Entre le 100m et le 4x100m, ça me laisse un ou deux jours de récupération.

Que représentent pour vous ces championnats d’Europe ?

Ça représente beaucoup de choses. Car même si l’objectif principal reste les Jeux, c’est quand même un titre européen à gagner et ce n’est pas rien. Pour moi, c’est quelque chose d’assez important et je ne compte pas repartir de ces championnats avec autre chose que des médailles d’or.

Ce grand championnat avant les JO n’est-il pas perturbant pour votre préparation ?

C’est une répétition, mais c’est sûr que ça fait bizarre. Ça demande de mieux gérer son programme d’entraînement et son calendrier de compétitions. Il faut faire les bons choix dans ce genre de configuration et essayer d’être en forme du début à la fin.

Vous semblez tout de même avoir une certaine marge sur vos concurrents.

Oui, j’ai de la marge, mais ça ne veut rien dire. Il faut être capable de confirmer ce statut de favori. Et ce n’est pas toujours évident. Mais moi, je suis chaud ! Ce que j’ai envie, c’est d’aller courir et de gagner.

Propos recueillis par François-Xavier de Châteaufort, à Helsinki