RMC Sport

Tahri : « Capable de faire quelque chose de grand sur 1 500m »

Bob Tahri

Bob Tahri - -

Bob Tahri a pris sa décision. Pour ses 8es Mondiaux (à Moscou du 10 au 18 août), le Français médaillé de bronze sur 3 000m steeple en 2009 s’alignera sur 1 500m. Un choix évident après ses performances lors du meeting de Monaco.

Bob, entre le 1 500m et le 5 000m, avez-vous fait votre choix pour les Mondiaux de Moscou ?

Oui, ce sera le 1 500m. J’ai pris ma décision lundi. J’avais l’opportunité de participer au 1 500m et au 5 000m à Moscou. J’ai bien réfléchi. Le choix était évident après le meeting de Monaco : je bats une nouvelle fois mon record personnel, dans une course de dingues. Il fallait mettre les choses au clair vis-à-vis du public et de la Fédération et tranché le plus vite possible.

Vous allez participer à vos huitièmes Mondiaux. Comment décide-t-on de changer de distance, à 34 ans ?

C’est l’envie qui m’a guidé. Ça part d’un constat : l’année dernière, j’ai été blessé au tibia, ce qui m’a privé de Jeux Olympiques. J’ai été opéré en septembre 2011, alors que j’étais au sommet de mon art sur 3 000m steeple. Pendant un peu plus d’un an, je n’ai pas fait de compétition. J’ai rongé mon frein. A ce moment-là, je me suis dit qu’après les JO de Londres, j’allais passer à autre chose et arrêter le 3 000m steeple. J’avais envie de m’accomplir sur d’autres distances comme le 1 500m, mais aussi sur des distances plus longues comme le 5 000m et le 10 000m. Après ma chute au meeting d’Eugene en juin (entorse de la cheville), il a fallu réviser mes plans pour la suite de la saison.

Comment gardez-vous cette motivation intacte ?

Ce sont mes 8e Mondiaux, j’ai 34 ans et je bats mon record : cette saison restera gravée dans ma mémoire. Généralement, en France on aime bien dire qu’à partir de 30 ans, on est cuits, qu’on perd de la vitesse et qu’il faut passer à autre chose… Moi, je n’ai pas voulu croire ce que disaient les autres. Je suis resté fidèle à moi-même. Je savais qu’il y avait moyen de faire un truc de fou, de foncer. Je me suis souvenu de mon opération, de la rééducation. Mes stages au Kenya et en Ethiopie m’ont permis de me remettre au travail.

Quel est votre objectif à Moscou ?

Le plus important pour moi, c’est de rester réaliste. J’ai une préparation de coureur de 10 000m : enchainer les tours ne me posera aucun problème. Je ne suis peut-être pas le plus rapide mais je sais qu’au fur et à mesure des tours, ma vitesse ne se détériorera pas. Il faudra accepter de passer les tours les uns après les autres. C’est différent du 3 000m steeple où on ne court qu’une série et une finale. Là, il y aura une demi-finale en plus. Et sur 1 500m, il y a une très grosse densité. Mais aujourd’hui, j’ai une envie de dingue et je sais que je suis capable de faire quelque chose de très grand sur cette distance.

A lire aussi :

>> Tamgho : « Je me rapproche de mon meilleur niveau »

>> Mondiaux handisport : Lyon, premier arrêt avant Rio

>> Lavillenie : « Beaucoup de facilité »

Intégrale Sport