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Tahri court après son jour de gloire

Le recordman d'Europe du 3000 m steeple espère décrocher une médaille mardi à Berlin.

Le recordman d'Europe du 3000 m steeple espère décrocher une médaille mardi à Berlin. - -

A 30 ans, le Français s’est qualifié dimanche pour la finale du 3000 m steeple. Il espère désormais décrocher ce soir sa première médaille mondiale mardi (19h50).

Le prix de la régularité. S’il existait pareille récompense aux championnats du monde d’athlétisme, Bouabdellah Tahri figurerait sans doute parmi les prétendants. Toujours en finale, souvent proche du podium, le coureur de demi-fond est passé maître dans l’art d’effleurer les cimes sans jamais parvenir à les atteindre. A 30 ans, il semblait condamné à errer éternellement au sixième ciel mais le destin en a peut-être décidé autrement.
Dimanche matin, sur la piste du stade Olympique de Berlin, il s’est qualifié avec brio pour la finale du 3000 m steeple. En réalisant le quatrième temps des séries. « J’avais une course difficile avec six des dix meilleurs performeurs de l’année. Il ne fallait pas prendre de risque, raconte le recordman d’Europe de la distance (8’02’’19). Je me suis placé devant pour bien voir les obstacles. Je voulais terminer dans les quatre meilleurs chronos, c’est fait donc je suis satisfait. C’est ma sixième finale en six championnats du monde. C’est bien mais maintenant il faut viser quelque chose de mieux. »
Ce soir à 19h50, pendant que le vice-champion olympique Mahiedine Mekhissi-Benabbad, victime d’une pubalgie tenace, pensera ses maux, « Bob » tentera de se faire une place dans le jardin des Kenyans. Derrière l’indétrônable Birmin Kiptuto, champion olympique et champion du monde en titre, les jeux paraissent ouverts. De quoi décupler l’appétit du Lorrain. « Je suis serein et ambitieux. Sur l’ensemble de la saison, j’ai fait quelque chose de très bien. Maintenant il reste une finale, c’est la cerise sur le gâteau, salive Tahri. Je me suis bien préparé, je n’ai pas de blessures. Tout se passe pour le mieux. Je vais en profiter un maximum. » En espérant quitter l’Allemagne avec une médaille autour du cou. Enfin.

La rédaction - Alexandre Jaquin avec François-Xavier de Châteaufort, à Berlin