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Tamgho : « Pedroso est une légende »

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Chaque week-end, le triple-sauteur français, champion du monde en salle, recordman du monde en salle et médaillé de bronze aux Championnats d'Europe à Barcelone, nous donne de ses nouvelles. Cette semaine, il évoque sa collaboration avec le Cubain Ivan Pedroso, son nouvel entraîneur.

Teddy, comment est née cette collaboration avec Ivan Pedroso ?

Il faut remonter à un peu plus d’un an. On s’est connu grâce à Facebook et à une amie cubaine que nous avons en commun. Ivan est toujours resté très attaché à l’athlétisme. On a un peu discuté sur Facebook. Il m’a dit que j’avais beaucoup de qualités. Je le savais déjà mais ça fait quand même plaisir venant d’un grand champion comme Ivan. Petit à petit, on a commencé à bien s’entendre. On s’est donc mis d’accord pour mettre en place cette collaboration.

Comment se passent les entraînements ?

La base entre un entraîneur et un athlète, c’est l’échange. Ivan, ce n’est pas un robot ou un ordinateur qui prépare la séance et me laisse ensuite me débrouiller. On parle énormément. Il me fait part de son ressenti, me fait profiter de son expérience. En fonction de ce qu’il voit, il arrive à sentir si je suis fatigué ou pas. C’est très important d’avoir cette complicité.

Que représente Ivan Pedroso pour vous ?

Je me suis toujours interdit d’avoir des idoles mais il reste un grand personnage de l’athlétisme. Il a quand même quatre titres de champion du monde consécutifs au compteur. Il faut le respecter. De 1994 à 2002, il est resté pratiquement invaincu en championnat. C’est une légende. Maintenant, je n’irai pas jusqu’à l’idolâtrer mais j’ai tout de même beaucoup de respect pour lui.

Où avez-vous appris à parler Espagnol ?

J’ai passé trois mois à Alicantes et depuis que je suis tout petit, je me suis toujours fixé des objectifs. Je suis assidu et très persévérant. Au début, j’ai voulu prendre des cours et après je me suis dit que je pouvais apprendre tout seul. J’essaie de devenir un homme, il faut donc savoir se débrouiller tout seul. Ivan m’a pas mal aidé également et je garde toujours mon petit dictionnaire avec moi !

Qu’espérez-vous pour cette année 2011 ?

C’est une année de transition. J’ai changé d’entraîneur. Il faut donc s’habituer à de nouvelles séances d’entraînements, à des rapports humains différents. Pour moi 2011, c’est une année de préparation en vu de 2012. Si j’avais le choix, je préférerai échouer cette année et réussir 2012. Maintenant, on reste quand même des athlètes donc l’idéal serait d’être au top tous les ans !