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El Mouaziz : du macadam de New York au Marathon des sables

El Mouaziz (9) devancé par son compatriote El Morabity (2)

El Mouaziz (9) devancé par son compatriote El Morabity (2) - -

Ancien vainqueur des marathons de New York et de Londres, Abdelkader El Mouaziz découvre depuis trois jours le Marathon des sables. Et malgré son immense bagage, le Marocain bute pour l’instant sur plus fort que lui.

Sur le papier, on pensait que la victoire était courue d’avance. Que le transfert de compétences du bitume au sable ne serait qu’une simple formalité pour un coureur de la trempe d’Abdelkader El Mouaziz, ancien vainqueur des marathons de New York (2000) et Londres (1999 et 2001), et accessoirement crédité d’un record de 2h06’46 sur la distance. Dans les faits, la réalité est toute autre.

A la fois bien plus cruelle et féroce, même si le Marocain, aujourd’hui âgé de 45 ans, savait à quoi s’attendre en prenant part à son premier MDS, lui qui a de surcroît levé le pied depuis 2007. « C’est une course que je regardais à la télévision et pour laquelle je me suis toujours dit qu’il faudrait que je participe un jour, déclarait-il avant le départ sur le site officiel de l’épreuve. Je sais que ce sera difficile mais dans la vie, rien n’est jamais facile. »

Trois sur trois pour El Morabity

Actuel deuxième du général après trois jours de course, Abdelkader El Mouaziz a pour l’instant trouvé plus fort que lui en la personne de son compatriote et ami Rachid El Morabity, déjà vainqueur de l’épreuve en 2011. Intouchable, El Morabity, qui a d’ailleurs initié il y a un mois à la course dans le désert El Mouaziz à l’occasion d’un stage spécifique, réalise même pour le moment un carton plein avec trois victoires en trois étapes. « Rachid est vraiment un sacré athlète, souligne l’ancien marathonien qui pointe à 9’33 du leader. Je lui souhaite de gagner car il le mérite vraiment. »

En attendant de connaitre, ce dimanche, l’issue et donc le vainqueur de ce 29e Sultan Marathon des sables, El Mouaziz savoure chaque jour qui passe, même si la chaleur grandissante accable les concurrents et matraque les organismes. « Mais c’est ça l’aventure », s’enthousiasme-t-il. Même pas mal.

Abdelkader El Mouaziz
Abdelkader El Mouaziz © -
GM