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"Je suis venu pour souffrir": Dorian Louvet, de Koh-Lanta... à la Diagonale des Fous

Dorian Louvet, ancien candidat de Koh-Lanta

Dorian Louvet, ancien candidat de Koh-Lanta - Capture d'écran / Instagram @dorian_kohlanta

Ancien candidat de l’émission Koh-Lanta ("Les 4 Terres", 2020), Dorian Louvet participe à sa première Diagonale des Fous, mythique et redoutable course sur l'île de la Réunion. Un vrai challenge pour ce coureur qui n’a encore jamais fait d’ultra-trail et de si longue distance. ll s'est confié à RMC Sport.

Comment vous sentez-vous ?

DORIAN LOUVET. Je suis impatient et stressé, j’ai vraiment peur. Je sais que je saute dans l’inconnu. Mais c’est à la fois excitant et ça fait vraiment flipper.

Qu’est-ce que la Diagonale des Fous a de particulier ?

Cette course est mythique. Et surtout, elle fait 165 kilomètres. Je n’ai jamais fait plus de 56 kilomètres. Au-delà de la distance, il y a la difficulté. C’est un ultra-trail, il y a la gestion de course, de l’effort, de l’alimentation. Je ne connais absolument pas. C’est une grande première pour moi. J’ai la chance d’être là, mais ça fait quand même flipper. Pendant la course, je vais me demander ce que je fous là. Mais dans 48 heures ça sera terminé et je me dirai: ah oui je l’ai fait !

Il y a aussi ce parcours, ces lieux mythiques de l’île où vous allez passer…

Il parait que ces coins sont magnifiques. J’ai envie de découvrir La Réunion par moi-même. C’est la première fois que je viens. Je me dis que j’ai le temps de visiter, du coup. C’est un parcours très technique et apparemment très difficile. Il y a beaucoup de marche, beaucoup de roches, de racines, c’est donc compliqué de courir. Ça rend la course et les 165 kilomètres encore plus difficiles. Mais bon, on est venu là pour ça. Et je pense que tous ceux au départ savent à quoi s’attendre et on est prêt pour ça. J’imagine qu’il faut être un peu fou pour faire cette course, d’où son nom. Tous ceux qui sont au départ ont déjà un problème là-haut (il montre sa tête, ndlr). Ils ont juste envie d’avoir des sensations, de se dépasser. Et pour ça, cette course est parfaite.

Êtes-vous prêt justement à vous dépasser, à vous faire mal ?

Je suis venu pour ça. Je suis venu pour souffrir. Sinon, j’irais sur des courses que je connais. Et je resterais dans ma zone de confort. Si je suis venu, c’est pour souffrir. Et plus c’est difficile, plus la victoire est belle. J’espère qu’à l’arrivée la satisfaction sera à la hauteur de la difficulté que j’ai eue à arriver jusqu’au Stade de la Redoute à Saint-Denis.

Est-ce que vous vous fixez un objectif de temps ?

À la base, je voulais juste terminer. Mais c’est vrai que je suis parti sur un petit plan entre 35 et 40 heures. Normalement, c’est dans mes cordes. Maintenant, même si ça devient difficile et que je ne suis plus du tout là-dessus, l’objectif sera de terminer, peu importe le chrono à l’arrivée. Je serais vraiment content de rallier l’arrivée.

Avez-vous une stratégie de course ?

La stratégie est de ne pas partir trop vite. C’est mon problème, j'ai tendance à courir trop vite parce que je viens de la route. Ce n’est pas les mêmes allures. Donc la difficulté pour moi est de gérer mon effort et de partir très, très doucement. Et on verra ce que ça donne.

Propos recueillis par Léna Marjak