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Lavillenie les fait tous planer

Renaud Lavillenie

Renaud Lavillenie - -

Steven Hooker : « Il a eu l’opportunité de franchir un palier et prendre sa revanche sur les dernières compétitions. Il a su la saisir. C’est le perchiste qui dominait sur la discipline depuis trois ans. C’est celui qui méritait le plus la médaille d’or. Il est concurrencé par les Allemands mais il a su être au-dessus, atteindre les sommets. C’est un vrai champion, c’est le plus fort. »

Romain Mesnil : « Evidemment, je lui ai dit que c’était un grand champion. Ce qu’il a fait ce soir c’est très fort, se remobiliser pour passer 5m97… il a le record olympique, derrière il ne s’est pas démonté à 6m07. Il a vaincu ses démons de l’an dernier parce qu’il était mené, ce n’était pas évident, donc c’est vraiment un grand champion. J’espère qu’il va durer et qu’il va continuer à faire vibrer comme ça, la France et les perchistes français. Je suis fier d’avoir été là avec lui et je suis fier d’être le dernier perchiste médaillé en grand championnat avant Renaud. »

Laura Flessel : « Après Jean Galfione, le « Renaud » nouveau est en or... Bravo ! Renaud Lavillenie à la perche est champion olympique ! » (Twitter)

Jean Galfione : « On l’espérait, on en rêvait. Il a été excellent. On sait à quel point c’est un mec bien et un grand perchiste. Aller chercher un saut comme ça sur un troisième essai, il prouve qu’il est le meilleur. C’est la perche française qui fait des médaillés. Je suis heureux pour lui. »

Damien Inocencio: « C’est fabuleux, Renaud fait vraiment un bon concours. Il a été capable d’assuré au moment où c’était très très dur… Je ressens beaucoup de joie, beaucoup de fierté. Celle d’avoir travaillé quatre années pour construire quelqu’un, l’amener à ce niveau-là et tout ce qu’on a dû faire pour arriver à ce niveau-là… c’est fantastique ! »

Valentin Lavillenie (frère): « C’est beau, c’est magique. Même s’il avait été dernier, j’aurai été fier. Là, il l’a fait avec tellement de classe. J’ai sauté partout. Je n’ai même pas réfléchi. Ça donne envie. C’est beau. Je pleure toutes les deux secondes. Ça fait quelques années qu’il est au top. Aujourd’hui, il l’a prouvé au monde entier. Il a fait une saison parfaite. Il efface les deux médailles de bronze de Berlin et de Daegu. Il s’est fait un cadeau à lui-même. C’est énorme. »

Stéphane Diagana : « Il va avoir son tampon. Il va pouvoir inscrire son nom dans l’Histoire. C’est un passionné, un homme curieux de tout, un excessif de la perche. Il avale des quantités de saut incroyables à l’entraînement. Ce n’est pas illogique, vu son implication dans sa discipline, qu’il en soit là où il en est où aujourd’hui. Grâce à lui, on a trois beaux champions olympiques dans l’histoire de la perche française. Ça, il y a beaucoup de pays qui doivent nous l’envier.

François Hollande : « J'adresse mes plus vives félicitations à Renaud Lavillenie pour son titre olympique dans l'épreuve du saut à la perche. Il a su mettre toute sa détermination pour conquérir l'or et battre le record olympique avec 5m97. Je salue ce magnifique exploit, qui vient récompenser son travail et son talent. Après Pierre Quinon et Jean Galfione, il perpétue l'excellence de la perche française. Cette nouvelle victoire offre ainsi à l'équipe de France olympique sa 9ème médaille d'or et démontre le rayonnement du sport français.»

Bjorn Otto : « Il a gagné toutes les médailles d'or cette année et il m'a battu en de nombreuses occasions, donc il doit être très fier. Mais l'année n'est pas finie. »

Hugues Obry : « Il nous a montré une force mentale qu’il avait déjà montrée auparavant. Quand il est acculé et dans les cordes, il répond présent. Il va vraiment chercher cette médaille sur son dernier essai alors que les deux Allemands sont encore là. Pour avoir un grand concours, il faut être plusieurs. »

Céline Géraud : « Il avait un masque avant de sauter à 5,91 et une fois qu’il est passé il a eu une sorte de relâchement. Il a fait sauter un verrou puis il s’est dit « je suis troisième, je peux être premier, j’y vais » et c’est à ce moment-là qu’il est le meilleur. Il donne tout et le côté « je suis seul au monde y’a plus personne, plus d’autres épreuves dans le stade, les 80 000 personnes sont derrière moi », j’ai adoré. Il est là avec deux Allemands en embuscade alors qu’il sait qu’il est meilleur qu’eux. Il avait tout à gagner et il le fait, c’était un moment fort, incroyable. C’était top ! »

Gilles Lavillenie (père) : « On est passé par tout. La sécurité, puis le doute et enfin la joie. Il nous avait habitués un peu à ça. Il nous a fait un remake des championnats d’Europe. On pensait vraiment qu’il était capable de se battre jusqu’au dernier moment. C’est la première année où vraiment il va jusqu’au bout et que même en difficulté, il arrive à prouver que c’est lui le patron. Je suis fier pour lui. C’est un rêve qui se réalise. »

Renaud Longuèvre : « Ce n’est pas seulement une victoire pour l’athlétisme français. C’est le plus bel hommage que Renaud pouvait faire à Pierre Quinon. C’est aussi sa victoire à lui. Il nous a donné une émotion indescriptible, énorme. Il était mûr. Les expériences douloureuses de Berlin et de Daegu lui ont servi. Il a tout vécu en accéléré. Il mérite tout ce qui lui arrive. »

Thierry Vigneron : « Je l’ai vécu avec ma compagne dans les tribunes, en catimini, de l’intérieur. Lorsque les Allemands ont passé 5m91, j’ai fait grise mine. Et puis après, il nous fait une Renaud Lavillenie. Il est monstrueux. Cette victoire, il la voulait. Elle était inscrite dans son programme. Comme il marche uniquement sur des objectifs hyper-ambitieux, il a tout mis en œuvre. Il ne pouvait pas louper. Il était programmé pour gagner les Jeux et ce, quelle que soit la hauteur. »

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