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Mullings, rival de Lemaitre, radié à vie

Steve Mullings

Steve Mullings - -

Contrôlé positif à un produit interdit pour la deuxième fois de sa carrière, le sprinteur jamaïcain (9’’80 sur 100m) a été suspendu à vie par l'Agence antidopage de son pays. Un concurrent potentiel de moins pour Christophe Lemaitre aux Jeux de Londres, l’été prochain…

Le sprinteur jamaïcain Steve Mullings (28 ans) a été suspendu à vie par un comité de discipline de l'agence antidopage jamaïcaine. Déjà suspendu deux ans pour avoir été contrôlé positif aux stéroïdes anabolisants en 2004, des traces d’un diurétique (furosémide) ont été décelées dans ses urines lors des championnats de Jamaïque en juin dernier. Il pourrait toutefois faire appel devant le Tribunal arbitral du sport (TAS). Mullings a couru un 100m en 9’’80 cette saison, soit la 4e meilleure performance mondiale de l’année. La nouvelle a provoqué la colère de l’entraîneur de Christophe Lemaitre, médaillé de bronze sur 200m aux derniers Mondiaux de Daegu. « Ces mecs-là, il faut les radier à vie, lâche Pierre Carraz. Quand on discute dans le milieu, on sait que des produits circulent, aux Etats-Unis par exemple, notamment de l’hormone de croissance. » Revers appréciable de la médaille, la chute de Mullings se traduit concrètement par la présence en moins d’un rival direct du Français aux Jeux de Londres. « C’est un de moins, mais il y a Bolt, Gay, Powell, Blake…, relativise Carraz. C’est loin d’être gagné pour un podium aux JO. » Et de conclure par un vœu : « Bolt, je veux croire qu’il n’est pas dopé parce que s’il l’est, c’est la catastrophe. »

Carraz : « Je veux croire que Bolt n’est pas dopé… »

A l’IAAF, on suit de près l’actualité des athlètes jamaïcains. Le pays des Caraïbes figure en bonne place parmi les 600 athlètes du groupe cible de la Fédération internationale. On n’ignore pas les accusations de dopage portées de manière récurrente contre Bolt et ses partenaires par Victor Conte, l’ancien cerveau du scandale Balco, qui avait notamment précipité la chute de Marion Jones. « Il y a quelques remous ces derniers temps que nous n’ignorons pas », affirme-t-on du côté de Monaco, siège de l’IAAF. Mauvais temps à venir pour les tricheurs ?