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RMC Running : la nouvelle vie au quart de tour de Leslie Djhone

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Ancien champion du monde du 4x400m et recordman de France du tour de piste, Leslie Djhone est aujourd’hui un jeune retraité ultra actif et sportif. Ambassadeur RMC Running, l’ancien international tricolore est surtout préparateur physique, notamment pour le TFC. Une nouvelle vie à cent à l’heure qu’il raconte à RMC Sport.

Sur sa joie d’être retraité

« Je suis épanoui dans ce que je fais. La compétition ne me manque absolument pas. Aujourd’hui, ce que j’apprécie le plus, c’est de me lever sans douleur. Ça peut paraître simple, bête, mais ça faisait longtemps que je ne me levais plus sans avoir mal à droite et à gauche, au talon d’Achille, au genou ni aux ischio. Non, définitivement, ça ne me manque pas. »

Sur l’absence de stress et de pression

« Il est moins stressé ! Et puis, le fait d’être à Toulouse, c’est toujours plus sympa. A Paris, les gens sont beaucoup plus stressés. Je dis ça mais je suis parisien à la base. Le fait de ne plus avoir de compétitions, je suis plus libéré mentalement. J’ai moins le trac et la pression. En ce moment, c’est que du bonheur ce que je fais. »

Sur ses regrets en carrière

« Notre génération était plus sur des qualités intrinsèques, on ne bossait pas plus que ça. Mon seul regret, c’est de ne pas avoir fait plus de relais avec Marc (Raquil), Naman (Keïta) et Stéphane (Diagana). Ma grosse chance, c’est qu’il y avait Marc (Raquil) et je m’entendais hyper bien avec lui. Quand vous vous entraînez avec le meilleur athlète européen, deuxième aux championnats du Monde, c’est toujours plus simple de progresser, clairement. J’ai commencé à stagner quand j’ai arrêté de m’entraîner avec lui. Je n’avais plus la même envie. »

Sur ses nouvelles activités

« Quand on sort d’une carrière, le plus dur c’est de trouver quoi faire. Aujourd’hui, je suis préparateur physique de Toulouse et je participe à des événements comme celui des RMC Running Sessions (avec New Balance, ndlr). Moi, je m’éclate, le coaching me plaît beaucoup. C’est du coaching diversifié donc ça me permet de toucher au football, au basket, au rugby ou encore à la course. C’est vraiment intéressant. »

Sur sa nouvelle vie au TFC

« C’est ma première année au Téfécé, ça se passe très bien. Quand je me lève pour aller au boulot, je suis super content, je sais que ce que je fais, ça me plaît. Les joueurs sont très réceptifs mais il faut dire qu’on travaille dans un super cadre avec d’excellentes conditions. Après, ce n’est pas très facile pour les joueurs, c’est un changement total dans leurs habitudes de courir autant, mais j’ai été très bien accueilli par tout le groupe. Et pour cela, je les remercie tous. »

Sur la différence de prépa entre footballeurs et rugbymen

« J’ai aidé Vincent Clerc dans sa réathlétisation suite à sa blessure (au genou, ndlr) en 2013. Ce n’est pas du tout le même travail de préparation entre un footballeur et un rugbyman. D’abord, ce ne sont pas les mêmes demandes. Au rugby, il y a ce côté « impact », on « se rentre dedans ». Technique et gestuelle qu’on ne retrouve pas dans le football. »

Sur le niveau du 400m français actuel

« Aujourd’hui, le 400 mètres français est un peu en rade. Il n’y a aucun gars en-dessous de 45 secondes. Il y en a eu que deux dans toute l’histoire de l’athlé français (lui et Marc Raquil). Pourtant, il y a eu un mec comme Stéphane Diagana, recordman européen du 400m haies, qui n’a jamais réussi à descendre en dessous des 45 secondes et qui a fait 45’’18. Ce n’est pas un chrono facile à faire. »

B.Duguine