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RMC Running : le Mont Blanc et la Tour Eiffel en 24 heures !

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Gravir le Mont Blanc et escalader la Tour Eiffel en moins de 24h, ça vous tente ? C’est le défi complètement dingue que le traileur français Benoît Fontaine s’est lancé. Si tout se passe bien pour lui, mercredi soir, il se trouvera sur le toit de l’Europe et jeudi sur les toits de Paris. Explications de ce pari totalement fou.

A 39 ans, Benoit Fontaine a décidé de faire dans la démesure. Du mercredi 16 mars au jeudi 17 mars au soir, ce spécialiste du trail mettra son corps, son mental et sa résistance à rude épreuve. Il a décidé de gravir les 4 800 mètres d’altitude du Mont Blanc, de prendre le train pour rejoindre Paris le lendemain et de monter 1 665 marches lors de la Verticale de la Tour Eiffel. Vous avez dit fou ?

Pourtant, Benoit Fontaine a dû batailler avant de concrétiser ses desseins. Recalé du tirage au sort des participants pour la Verticale de la Tour Eiffel, il était obligé de présenter un projet original pour faire partie des « wild-cards » de l’épreuve. « Je me sens tellement chanceux et flatté de pouvoir participer à cet événement. » Et le voilà aujourd’hui en passe de réaliser quelque chose de grand. Quelque chose de démesuré, en fait.

Deux jours, deux sommets

Mercredi, en fin d’après-midi, skis sur le dos, Benoit Fontaine débutera l’ascension du Mont Blanc jusqu’aux premières neiges. Il chaussera alors les peaux de phoque, afin de gravir en intégralité ce monument français. Selon ses prévisions, le runner français devrait arriver au lever du jour. Le jeudi 18 mars donc, jour de Verticale de la Tour Eiffel.

Le timing est serré mais il devra descendre le Mont Blanc sur ses skis et rejoindre rapidement Genève pour prendre le train, qui l’attendra à 14h30. Trois heures plus tard, il ralliera Paris et la gare de Lyon, pour enfin s’aligner au départ de sa première course d’escaliers, juste en-dessous de la Dame de fer.

« Je ne serai pas frais, c’est une certitude ! »

Durant son immense périple, la récupération de son corps sera un élément prépondérant à la réussite de son projet. Et tout se passera dans son TGV Genève-Paris. Outre les classiques réhydratation et alimentation, Benoit Fontaine utilisera également l’électro-musculation pour permettre à ses muscles de se détendre et regagner en élasticité. Efficace, quand on doit monter 280 mètres de ferraille peu après.

Mais il le sait, ça va être dur. « Après 2 000-3 000 mètres d’altitude, il est clair que je vais y laisser des forces. Je ne serai pas frais, c’est une certitude, avoue Benoit Fontaine. Je veux juste finir et établir un premier temps de référence. » Au fait, en descendant du train de Genève, il n’arrivera pas à la Verticale en taxi ou métro, il trottinera jusqu’au point de rendez-vous. Quand on vous dit que cet homme est fou !

B.Duguine