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RMC Running : le running est-il dépassé par son propre business ?

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A la veille du marathon de Paris, les Grandes Gueules du Sport étaient en direct du Salon du Running ce samedi. L’occasion d’un débat sur le phénomène grandissant du running avec cette question : le business autour de la course n’était-il pas néfaste pour la pratique ?

En pleine expansion, le running a-t-il vendu son âme au business ? A cette question, Thomas Delpeuch, responsable des épreuves grand public à ASO, a une réponse très optimiste : « Il y a un incroyable essor économique autour de la course à pied. Mais pour autant, on n’a pas de nostalgie de la "course à l’ancienne". Il reste des épreuves qu’on peut aller faire en province, il existe encore des courses avec 30 coureurs ! On parle d’un milliard d’euros de marché du running dans le monde et de 17% des Français qui courent une fois par jour. C’est formidable ! »

La folie autour de l'équipement

Egalement invité des GG du Sport ce samedi, à 24 heures du marathon de Paris, Bouabdellah Tahri, comprend cet engouement pour le running et l’achat d’un équipement adapté : « Il faut comprendre le consommateur qui prend des chaussures très chères en fonction de ses besoins, de son rythme de foulée. Après, je n’ai pas envie qu’on tombe dans le cyclisme, à acheter tous les accessoires. Ce qu’il faut, c’est utiliser les accessoires à bon escient », prône le médaillé de bronze mondial du 3000m steeple en 2009.

Aujourd’hui, le marché de la chaussure en France représente 500 millions d’euros, ce qui occasionne une vraie pression marketing. « Il est clair qu’il y a un vrai merchandising autour du running. Pour courir il faut bien s’équiper. Les coureurs ont envie d’un bon matériel pour ne pas se blesser », ajoute Muriel Hurtis, notre ambassadrice RMC Running.

Leveaux : « On entendait l’athlétisme pleurer »

L’ancien nageur Amaury Leveaux avait également un message à faire passer sur ce développement soudain du running : « Il y a quelques années, on entendait l’athlétisme pleurer de ne pas être aussi bien considéré que le football par exemple. Aujourd’hui, il y a un vrai business et les pratiquants adorent se jauger et se mesurer entre eux. Moi, je trouve cela positif. »

B.Duguine